Les one man qui vont faire parler d'eux à la rentrée

[PHILIPPE MERLE / AFP] Nouveautés, première fois, sketchs cultes... de Muriel Robin à Olivier de Benoist en passant par Michael Hirsch et Paul Mirabel, ces humoristes remonteront le moral des parisiens à la rentrée.

Septembre sonne l’heure de la rentrée pour les écoliers mais aussi pour les humoristes. Comme le veut la tradition, ils seront, en effet, nombreux à dévoiler leur nouveau one man. Et ce dans des registres très différents, du stand-up au spectacle de sketchs.

C’est notamment le cas d’artistes désormais bien connus du public, à l’instar de Jarry, de Mathieu Madénian ou encore  de Michael Hirsch, qui se frotte à l'exercice du second spectacle, comme de jeunes pousses, à l’image de Paul Mirabel,  qui avec son premier one man assurera la relève avec brio. Une rentrée également marquée par des spectacles en forme de best-of,  puisque Muriel Robin reprendra pour une semaine ses sketchs cultes. 

LE MEILLEUR DE MURIEL ROBIN 

Souvenir, souvenir. Trois ans après avoir repris avec ses compères Michèle Laroque et Pierre Palmade leur spectacle mémorable «Ils s’aiment depuis 20 ans», Muriel Robin retrouve le chemin des planches en solo, à la rentrée. Avec «Et Pof !» l’irrésistible interprète de «L’addition» reprendra pour quelques dates, au théâtre de la porte Saint-Martin, ses sketchs cultes. Un spectacle best-of qui remonte le fil de trente ans de carrière. 

Du 24 au 28 septembre, «Et POF !», théâtre de la porte Saint-Martin, Paris.  

Paul mirabel, un ovni qui va faire parler de lui 

Allure dégingandée, cheveux mi-long, voix douce, Paul Mirabel, la vingtaine, a tout du gentil garçon qui se laisse marcher sur les pieds sans rien dire et il en fait la matière de son premier one man show. Lauréat du grand prix du festival d’humour de Paris cette année et finaliste, en 2018,  du Campus Comedy tour, qui récompense chaque année l’étudiant le plus drôle de France, le jeune homme qui explique être timide par nécessité - «un jour mon corps et mon cerveau se sont réunis et se sont dit : lui, il va être réservé ou il va se faire défoncé» -  livrera, en effet, à la rentrée son premier spectacle «Bientôt». Un stand-up qui s’annonce plus que prometteur, porté par un artiste qui va assurément marquer les esprits. L'occasion de faire partie des premiers à voir ce futur grand.  

Du 18 septembre au 19 décembre, Paul Mirabel dans « Bientôt », La petite loge, Paris. 

Raphaël Mezrahi en solo 

Le trublion Raphaël Mezrahi, qui a fait mourir de rire l'Hexagone avec ses Vraies fausses interviews dans les années 1990, montera pour deux dates sur la scène du Rond Point. Lui qui cultive la bizarrerie et bouscule avec un malin plaisir les conventions y avait déjà présenté en 2008, « Monique est demandée caisse 12 », une comédie opérette délirante et réussie sur la vie d’un supermarché, s’attèle cette fois à faire rire avec sa vie. Au programme : anecdotes surréalistes mais authentiques, vidéos interdites et inédites et décryptage du quotidien façon Mezrahi. Et pour prolonger le plaisir, l’humoriste reviendra pour une 7eédition de sa «Nuit de la déprime», le 3 février 2020, aux Folies Bergère. 

Les 13 et 14 septembre, Interdits, Théâtre du Rond-Point, Paris.  

Marine Baousson : le one man d'une peureuse  

Après avoir rodé son nouveau spectacle à Avignon cet été au théâtre des Béliers, l’humoriste Marine Baousson viendra présenter «Fearless» à Paris, dès septembre. Lauréate du Montreux Comedy festival en 2012 et du prix SACD en 2013, la pétillante acolyte de Bérengère Krief, avec qui elle forme le duo de bloggeuses déjantées Boobs and zegang, compte avec ce second spectacle prendre en main ses névroses sur scène. Et il y a du travail car Marine a peur de tout… «d’être moche, nulle au lit, de ne pas avoir d’enfant, de rire trop fort, des gens cool...». De quoi décomplexer le public. 

A partir du 18 septembre et jusqu’au 18 décembre, «Fearless», La Nouvelle Seine, Paris. 

OLIVIER DE BENOIST en rodage

Olivier de Benoist alias ODB a une tradition. Il écrit un spectacle pour chacun de ses enfants. Alors qu’en 2017, il est devenu père pour la quatrième fois, l’humoriste signe tout naturellement un quatrième one man intitulé «Le petit dernier», qu'il rode au Point Virgule en septembre. Après avoir passé au crible la gent féminine dans «Haut débit» et «Fournisseur d’excès», la crise de la quarantaine dans «0/ 40», il s’attaque, cette année, avec son sourire enjôleur, son humour mordant et sa délicieuse mauvaise foi à la paternité. Ça promet.  

Du 4 au 14 septembre,  Le petit dernier, Le Point-Virgule, Paris. 

Le marathon de Gauthier Fourcade  

Dans le même esprit, Gauthier Fourcade, à l’univers délicieusement absurde, aussi drôle que poétique, s’offre lui aussi une rentrée aux airs de best-of. De septembre à janvier, ce conteur hors pair, véritable jongleur de mots aux cheveux hirsutes, reprendra dans l’ordre chronologique l’intégrale de ses spectacles. Cinq au total, à commencer par «Le cœur sur la main» et ses sketchs surréalistes en septembre, «Si j’étais un arbre» ou la vie d’un étourdi en octobre, «Le secret du temps plié» et ses théories délirantes sur le temps en novembre,  «Le bonheur est à l’intérieur de l’extérieur de l’extérieur de l’intérieur, ou l’inverse,» réflexion sur le bonheur en décembre et, enfin, «Liberté !» digression drôle, surréaliste et pertinente sur le libre arbitre, en janvier. Du pur bonheur. 

A partir du 2 septembre, «L’intégrale de Gauthier Fourcade», La manufacture des abbesses, Paris.  

Michael Hirsch l’acte 2  

Lui aussi aime les mots. Les malaxer, les détourner, les assembler avec humour et pertinence.  Après le succès de «Pourquoi ?», salué par plus de 50.000 spectateurs, Michaël Hirsch à qui l’on doit également les savoureuses chroniques «Lettre ou ne pas lettre» sur Europe 1, dévoilera donc son nouveau solo «Je pionce donc je suis». Un seul en scène autour du sommeil et des rêves, qu’il a joué cet été à Avignon, dans lequel il campe vingt personnages, pour conter le destin d’Isidore Beaupieu, et offrir une virée humoristique dans les bras de Morphée. 

A partir du 26 septembre, «Je pionce donc je suis», Théâtre du Lucernaire, Paris. 

L’énergique Jarry fait son retour

Après le succès d’«Atypique», salué par plus de 200 000 spectateurs, dans lequel Jarry poussait les portes de Pole emploi pour interpréter tout un tas de personnages et de métiers avec brio - de maître-nageur à majorette en passant par un membre du GIGN - l’humoriste branché sur 220 volts repend du service. Il dévoilera, dès octobre, son nouveau one man baptisé tout simplement «Titre». Un spectacle, qu’il a imaginé comme une soirée entre amis, placé sous le signe de l’interaction et de sa bonne humeur communicative. 

Du 3 octobre au 4 janvier, «Titre», L’Européen, Paris.  

Cartman se lance en solo

Dans un autre registre, l’animateur radio et télé Nicolas Bonaventure, alias Cartman, ajoute une corde à son arc. Notamment passé par les plateaux de Cauet, d’Hanouna et d’Arthur, il montera sur scène à la rentrée pour s'essayer à l'exercice du one man show. Le quadra que l’on connait également pour son personnage de Sébastien Patoche, plongera dans ses souvenirs d’ado, du club Dorothée au film X du dimanche soir, et se dévoilera avec autodérision, pour démontrer qu’être «petit et chauve» n’est pas un frein au bonheur. Avec ce premier one man show, Cartman poursuit ainsi son aventure scénique puisqu'en 2017, il était à l'affiche de la comédie «Duels à Davidéjonatown», pièce à succès signée Artus.  

A partir du 28 septembre, «One», Théâtre Trévise, Paris. 

 «Et tout le monde s’en fout» du web aux planches  

Lancée en 2017, la web série à succès «Et tout le monde s’en fout», qui décrypte avec humour tout un tas de sujets – de l’écologie au féminisme en passant par le bonheur, la politique, les droits de l’homme, la prostitution … - et dont la chaîne YouTube cumule, à ce jour, plus de 500.000 abonnés, se décline à la rentrée sur les planches. Emmené par leur emblématique héros [email protected], le concept reste le même : offrir un rendez-vous drôle, décalé et pédagogique qui prendra sur scène la forme d’un séminaire loufoque pour sauver le monde.  

A partir du 10 octobre, «Et tout le monde s’en fout», Comédie des boulevards, Paris.  

Donel Jack’sman poursuit sur sa lancée 

Neuf mois à peine après avoir donné la dernière représentation de son spectacle «On ne se connait pas, on ne se juge pas», Donel Jack’sman est de retour avec un nouveau show «Ensemble».  Il faut dire que l’humoriste, qui a fait l’objet d’insulte raciste lors d’une représentation, à Nice, en décembre dernier, a senti le besoin de remonter rapidement sur scène avec un spectacle au titre fédérateur, qui ne devrait pas manquer de célébrer, avec humour évidemment, le vivre ensemble. Un show en rodage au Point Virgule du 15 au 31 août, qui investira la Comédie de Paris pour trois mois, dès la mi-octobre.

A partir du 17 octobre, «Ensemble», Comédie de Paris, Paris. 

Et de trois pour Mathieu Madénian 

Après s’être frotté, comme il aime le faire, au public Avignonnais cet été, Mathieu Madénian présentera son troisième one man show «Un spectacle familial», début décembre. Dix ans après son premier solo, l’humoriste de 42 ans, qui ne mâche toujours pas ses mots, y passera au crible la famille et ses désagréments – vexation, dîners alcoolisés et jalousie fraternelle en tête – le tout dans la pure tradition du stand-up. Un spectacle à nouveau mis en scène par Kader Aoun.

Du 4 décembre au 4 janvier, « Un spectacle familial », théâtre du Rond-Point, Paris.  

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