Le festival hip-hop «Révolution» reporté suite à la pression des riverains

Le festival hip-hop «Révolution» est finalement reporté à fin juin 2020 au même endroit, a-t-on appris dans un communiqué. Des riverains du Stade Jean-Bouin, dans le XVIe arrondissement de Paris, avaient saisi la justice pour s'opposer à un festival de hip-hop dans cette enceinte le 22 septembre prochain.

Dans ce communiqué, diffusé sur leur page Instagram, les organisateurs expliquent : «Cette assignation et le doute qu'elle a créé dans la tête du public sur le bon déroulement de ce festival nous a ralentis considérablement et ne nous a pas permis de prendre le risque de payer en temps et en heure nos prestataires avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes».

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Les organisateurs précisent que «pour celles et ceux qui ne pourraient être là, leurs billets seront intégralement remboursés sur simple demande directement auprès des partenaires billetteries».

Un vrai bras de fer

Les riverains «n'avaient pas de fondement juridique pour demander l'annulation, mais ont demandé la désignation d'un expert pour mesurer les nuances sonores, notamment en sondant les appartements autour» avait précisé Abdallah Slaiman, cofondateur d'Hiya!, et organisateur de ce festival baptisé «Révolution». 

Pour celui qui a déjà organisé de nombreux événements autour du hip-hop, «le vrai problème de tranquilité du voisinage est plutôt quand t'as des matches du PSG qu'un festival culturel avec de la musique, de la peinture et de la danse».

«C'est un peu ridicule de déployer tout ça pour un festival de musiques urbaines, surtout que le Stade Français (club résident de Jean-Bouin, gestionnaire de l'enceinte et partenaire de l'événement) avait déjà pris toutes les mesures préventives en terme de bruit», déplore-t-il.

«ils n'ont pas envie d'avoir ce style de public dans leur quartier»

Les riverains réclamaient aussi «une expertise en termes de sécurité, précise Rockin' Squat, parrain du festival et leader d'Assassin, groupe pionnier du rap français. Avec une décision rendue le 18 septembre, quatre jours avant l'événement, ça nous met dans une situation délicate en tant qu'organisateurs et producteurs».

«Je ne suis pas du tout surpris, poursuit le rappeur, de son vrai nom Mathias Cassel (fils de Jean-Pierre Cassel et frère de Vincent). Le derrière de tout ça, on sait très bien ce que c'est : ils n'ont pas envie d'avoir ce style de public dans leur quartier».

Le festival, qui promet notamment 12 heures de live - avec IAM, Assassin, Kaaris, Oxmo Puccino, Medine, Fianso, etc, pour une clôture à minuit - propose aussi des fresques réalisées en temps réel par des graffeurs, des «battles» (concours) de danse ou encore des ateliers d'initiation au rugby, avec le Stade Français.

L'avocat de l'association des riverains n'a pu être contactée.

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