Géraldine Nakache : «J'adorerais que Céline Dion puisse voir mon film "J'irai où tu iras"»

Pour cette comédie, la complice de Leïla Bekhti a pris des cours de chant avec un coach vocal. [© LOIC VENANCE / AFP]

Près de dix ans après «Tout ce qui brille», l'actrice et réalisatrice Géraldine Nakache retrouve Leïla Bekhti, sa sœur de cœur, dans «J'irai où tu iras», en salle ce mercredi 2 octobre. Un premier long-métrage en solo, drôle et touchant, qui parle de famille, de transmission, et de Céline Dion.

Vali (Géraldine Nakache), sensible et vulnérable, rêve de devenir la choriste de Céline Dion. Mina (Leïla Bekhti), sa sœur aînée, est thérapeute et aussi difficile d'accès qu'une porte de prison. Quand la première décroche une audition à Paris pour intégrer l'équipe de choristes de son idole, la deuxième se voit obligée - à la demande de son père (Patrick Timsit) - de l'accompagner en voiture. Les deux jeunes femmes que tout oppose vont devoir prendre sur elles, et tenter de briser la glace pendant ce road trip.

Après «Tout ce qui brille» (2010) et «Nous York» (2012), vous avez réalisé votre premier film en solo dans lequel vous jouez également.

J’avais envie et besoin de me lancer toute seule. On ne m’a pas mis un couteau sous la gorge. Avec Leïla, nous ne voulions pas faire une suite à «Tout ce qui brille», et surfer sur un succès de façon gratuite. Il fallait qu’il y ait une histoire à raconter.

Et cette histoire, comment la présenteriez-vous ?

C’est le récit d’une famille dysfonctionnelle avec deux sœurs pleines d’antagonisme pour favoriser la comédie. Cette tribu évolue comme une chaise à trois pieds. Le papa poule a fait du mieux qu’il pouvait et a donné autant d’amour à ses deux filles. Mais ces dernières ne se comprennent pas.

Vous considérez Leïla Bekhti comme votre sœur de cœur. Difficile de se disputer sur un plateau ?

C’était génial et hyper grisant de jouer des situations qui ne pourraient exister entre nous. Le cinéma, c’est l’art du collectif. Et le tournage s'est déroulé dans une ambiance très joyeuse. Le moment le plus douloureux reste l’écriture qui pour moi ne dure jamais moins de trois ans.

Vous avez effectué une tournée d’avant-premières à travers la France. Quel accueil le public a-t-il réservé à votre film ?

Un accueil très positif. Cela m’a bouleversée. Je m’aperçois que les gens parlent mieux de mon long-métrage que moi-même. Les films, on les réalise pour les gens. Sa préparation est un processus solitaire que le public ne voit pas. A l’occasion de cette tournée, j’ai pu voir et entendre les spectateurs parler de cette histoire de famille. Et je ne m’attendais pas à autant de témoignages. Ils ont été nombreux à avoir le courage de prendre un micro et d’évoquer des sentiments très intimes devant 500 personnes.

«J’irai où tu iras» est le titre d’une des chansons les plus célèbres de Céline Dion. Une artiste dont il est question tout au long du film. Pourquoi elle ?

J’ai chanté son répertoire pendant toute mon adolescence. Je suis fascinée par son parcours incroyable, et je l’aime follement. Elle a cru en son destin et a tout donné pour réaliser ses rêves, comme le personnage de Vali que je joue dans le film. C’est la cadette d’une famille de quatorze enfants qui chantait dans son salon d’un petit patelin à Québec, et a trouvé son pygmalion. Elle fait aujourd’hui partie des plus belles voix au monde. J ’ai un profond respect pour ces artistes-interprètes qui donnent de la voix et surtout une grosse partie de leur cœur. C’est une mise à nu totale. Croire très fort en ses rêves, cela me touche terriblement.

J'ai vite compris que je ne sortirai jamais d'album !

Vali rêve de devenir choriste de Céline Dion et reprend les chansons de son idole dans de nombreux mariages et événements privés. Avez-vous pris des cours de chant ?

J’ai travaillé pendant des mois avec Laurent Mercou, professeur de chant et coach vocal qui collabore avec des pros. Avec moi, il a très vite compris que l’idée n’était pas que je sorte un album, mais de coller au plus près à Céline Dion. Il fallait évidemment que je chante juste, mais que je me familiarise avec ses mimiques, sa gestuelle. J’ai vite compris que je ne sortirai jamais d’album !

Céline Dion est-elle au courant que vous lui rendez un vibrant hommage ?

Non, pas du tout. Mais j’adorerais qu’elle puisse voir «J’irai où tu iras». Ce serait dingue.

Quelle relation entretenez-vous avec votre frère (Olivier Nakache, réalisateur et co-auteur du succès «Intouchables», ndlr) ?

C’est mon frère, tout simplement. Je ne peux pas décrire l’amour que je lui porte. Son avis est très important pour moi parce que c’est mon frère, et parce qu’il est tout simplement le meilleur consultant de cinéma de Paris. Mais je ne lui montre jamais les premières versions de ce que je filme car j’ai toujours honte.

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