Michaël Hirsch rêve d'un autre monde dans «Je pionce donc je suis»

Michaël Hirsch actuellement sur scène dans «Je pionce donc je suis», son second seul en scène après le succès de «Pourquoi ?». [DR]

Après le succès de «Pourquoi ?» salué par plus de 50.000 spectateurs, Michaël Hirsch rempile avec un second seul en scène «Je pionce donc je suis». Un conte drôle, poétique et savoureux autour des rêves et du sommeil, évidemment truffé de jeux de mots.

Michael Hirsch aime les mots. Les malaxer, les détourner, les assembler avec humour et pertinence. Egalement connu pour ses savoureuses chroniques «Lettre ou ne pas lettre» diffusées en 2017 sur Europe 1, il ne déroge pas à la règle dans ce nouveau seul en scène. Un spectacle co-écrit avec Ivan Calbérac ( L'étudiante et Monsieur Henri, Venise n'est pas en Italie, La dégustation...) qui a tout d’un conte pour adulte, dans lequel il fait l’éloge des rêves et du sommeil, dans une société « d’insomniaques » toujours plus pressée.  

Un conte contemporain 

Dans un décor de circonstance, un mur astucieux recouvert d’oreillers blancs, Michaël Hirsch se lance en robe de chambre dans le récit de l’étonnant destin d’Isidore Beaupieu. Un trentenaire dynamique à la vie rythmée par le classique « métro, boulot, dodo » jusqu’au grain du marchand de sable dans l’engrenage. Alors qu’il s’apprête à vivre un moment clef de sa carrière et présenter, en direct, le réveil du futur, en présence même de son grand patron, l’homme le plus riche de France mais aussi le plus mégalo, Isidore Beaupieu s’endort. Un endormissement qui précipite sa chute professionnelle mais pourrait bien réveiller sa conscience. 

Une belle performance

Campant sur scène la vingtaine de personnages de son récit - du PDG mégalo Manuel Sanchez, au veilleur de nuit en passant par les membres de la communauté des «Çapionce» ou encore un Fabrice Luchini plus vrai que nature - il livre un portrait du monde contemporain drôle et  efficace, poussant à l'extrême ses aberrations, pour imaginer un autre possible tout aussi extravagant. Un monde où le sommeil serait roi et les rêves une priorité. 

Mêlant avec dextérité poésie et faits scientifiques sur le sommeil, récoltés auprès de chercheurs et habillement distillés, Michaël Hirsch entraîne le public dans son univers singulier et signe un second solo réussi. De scènes irrésistiblement drôles, à l'instar d'un entretien d'embauche surréaliste et jubilatoire, en réflexions judicieuses portées par un texte comme toujours avec lui ciselé, ce spectacle fait du bien et pose avec humour la question : « L’avenir appartient-il à ceux qui se lèvent tôt… ou mourront tard ?» 

A partir du 26 septembre, «Je pionce donc je suis», Théâtre du Lucernaire, Paris. 

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