Prix Goncourt 2019 : quels sont les quatre romans finalistes

Qui aura l’honneur de succéder à Nicolas Mathieu ? Le jury du prix Goncourt a dévoilé les noms des quatre finalistes en lice pour la plus prestigieuse des récompenses du monde francophone, qui sera attribuée ce lundi 4 novembre au restaurant Drouant, à Paris, comme le veut la tradition.

«soif», de Amélie Nothomb

Parmi les écrivains en lice figure la romancière belge aux chapeaux légendaires, Amélie Nothomb, avec «Soif» (ed.Albin Michel). Dans son 28ème roman, qui s'est déjà écoulé à 146.000 exemplaires, l’écrivaine de 53 ans se met dans la peau de Jésus juste avant sa crucifixion.

Le récit débute dans la cellule du fils de Dieu après son procès expéditif qu'il raconte d'ailleurs plutôt rapidement. L'homme fait alors l'expérience de la solitude au fond de sa minuscule cellule et repense à sa vie en attendant d'être crucifié dès le lendemain.

Après une nuit à étrangement bien dormir, le Christ entame alors son calvaire. Il devra porter sa croix, supporter tant bien que mal la souffrance inouïe qu'on lui impose et enfin mourir (avant de ressusciter dans la suite du court roman).

«Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon», de Jean-Paul Dubois

Avec son ouvrage «Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon» (ed.L'Olivier), Jean-Paul Dubois met en scène Paul Hansen, un régisseur incarcéré dans une prison provinciale de Montréal, pour un crime que l’on ignore. Au fil des pages, l’auteur, animé par un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d’injustice, raconte la vie antérieure du protagoniste, en guidant le lecteur vers les événements qui l'ont conduit à être condamné.

Depuis le fond de sa cellule de 6 mètres carrés, qu’il partage avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre, il se souvient de sa vie d’avant, de son enfance avec un père pasteur d’origine Danoise et une mère toulousaine, mais aussi de son exil forcé au Canada et de sa vie d’adulte, faite de petits bonheurs jusqu’à ce qu’un jour, tout s’écroule.

«La part du fils», de Jean-Luc Coatalem

Jean-Luc Coatalem est également en lice avec «La part du fils» (ed.Stock), un roman au fil duquel l'auteur retrace la vie de son défunt grand-père, Paol, arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère durant le régime de Vichy, probablement sur dénonciation.

Des années après, malgré les non-dits qui ont longtemps pesé sur la famille, l’écrivain et journaliste décide d’aller sur les traces de cet ex-officier colonial à l’aide de témoignages, mais aussi en écumant les archives, les administrations françaises et allemandes, et les organisations liées à la déportation. Une quête nécessaire pour faire revivre, le temps d’un livre, la mémoire de son grand-père.

«Extérieur monde», de Olivier Rolin

Enfin, dans «Extérieur monde» (ed.Gallimard), Olivier Rolin évoque ses souvenirs ramassés un peu partout autour du globe terrestre, au fil de ses voyages. Des réminiscences où le tragique, les guerres, et les catastrophes, voisinent avec des anecdotes.

Un quinzième roman dans lequel les digressions, la mémoire vagabonde, les visages, les voix, et les paysages composent un atlas subjectif. «Ce livre est un livre sur le monde et sur l’éloignement du monde», écrit-il.

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