Syrie

Les monuments détruits par la guerre en Syrie

Le temple de Baal. Situé à Palmyre, ce temple était considéré comme l'un des temples les mieux conservés de Syrie. Construit en l'an 32, il avait été érigé à la gloire du dieu Baal. Le 30 août 2015, le site a été détruit à l'explosif par les jihadistes de Daesh. Dix jours auparavant, le directeur des Antiquité de la cité, Khaled al-Asaad, était décapité pour avoir refusé d’indiquer la cachette de certaines statues. [CC / Bernard Gagnon]
Le lion de Palmyre. Cette statue monumentale de 3,5 mètres de haut pour un poids de 15 tonnes datait du 1er siècle av. J.-C. Après sa découverte en 1977 et la restauration qui s'en est suivie, elle ornait l'entrée du musée de Palmyre. Elle a été entièrement détruite en juin 2015 par des membres de Daesh après leur conquête de la ville. [CC / Wikipedia Commons].
Le Krak des Chevaliers. Egalement connu sous le terme de "Krak de l'Hospital", le Krak des Chevaliers est un château fort datant de l'époque des croisades. Il est situé dans l'ouest de la Syrie. Repris par les forces gouvernementales aux Rebelles en mars 2014, des raids aériens ont fortement endommagé l'édifice, notamment au niveau de ses tours. Le terme "krak" dérive du syriaque karak signifiant "forteresse". [CC / Watchsmart]
Les villages antiques du nord de la Syrie. Situé entre Alep et Idleb, le site est classé au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO en 2011. Il forme un ensemble de 700 villages ruraux antiques. Il est régulièrement la cible de violents bombardements et pillages. À l'image, des ruines du village de Sergilla. [Pietro Ferreira / CC]
Le théâtre romain de Bosra. La ville de Bosra, au sud de la Syrie, est connue pour son théâtre romain du IIe siècle. Ce dernier, et plus largement toute la ville actuelle qui s'est développée sur la cité ancienne, a subi de nombreux dommages notamment lors de la bataille de Bosra en mars 2015 lorsque la ville est prise par les rebelles syriens. [Klaus Wagensonner / CC]
L'arc de triomphe de la cité antique de Palmyre. Ville phare de l'empire romain, classée au patrimoine mondial de l'humanité, Palmyre est très riche en ruines archéologiques. Daesh fait exploser son emblématique arc de triomphe en aout 2015. [CC / Neil & Kathy Carey]
Le souk d'Alep. Le souk (marché) Al-Madina d'Alep est un souk couvert situé dans l'ancienne ville d'Alep. La majeure partie du souk date du XIVe siècle. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986. Plusieurs sections du bâtiment ont été détruites à la suite des combats entre l'armée syrienne libre et les forces armées syriennes. [CC/Spetsnaz]
La Grande Mosquée d'Alep. Connue pour être la plus grande et la plus ancienne mosquée de cette ville du nord de la Syrie, l'édifice date du XIIIe siècle. Située dans la vieille-ville, la mosquée est aujourd'hui en grande partie détruite à la suite de la bataille d'Alep (2012) et de plusieurs bombardements du régime. [CC / Stijn Nieuwendijk]
Le monastère chrétien de Mar Elian. Situé dans la ville d’Al-Qaryatayn, au-sud-est de Homs et au nord-ouest de Damas, le monastère Mar Elian a été rasé à coups de bulldozer par Daesh en août 2015. Le monastère avait été construit il y a 1500 ans. [Capture d'écran YouTube / Jasmund Manufaktur].
Le monastère de Notre-Dame-de-Saidnaya. C'est l'un des plus vieux monastère grec orthodoxe de Syrie. Il constitue un important lieu de pèlerinage pour les Chrétiens mais aussi pour de nombreux musulmans. Le bâtiment a subi plusieurs dégradations et pillages à cause du conflit syrien. [CC / Groundhopping Merseburg]
Le monastère de Saint Jacques le Mutilé. Situé à une centaine de kilomètres au nord de Damas, le monastère de Saint Jacques le Mutilé (connu des locaux sous le nom de "Mar Yacub") est un lieu de culte chrétien datant du VIe siécle. Il a été entièrement détruit par Daesh en août 2015. [Capture d'écran de la chaîne YouTube du monastère]
La citadelle d'Alep. Construite en 1230, la citadelle est un palais royal qui domine la ville d'Alep. L'édifice est aujourd'hui en partie éventré suite à l'explosion en juillet 2015 d'un tunnel situé dans la vieille ville. [CC / Olivier Laumann]
Les ruines dites de la "Maison Rouge" de Tell Sheikh Hamad. Régulièrement bombardées, ces ruines du début du VIe siècle av. J.-C. sont désormais livrées au pillage. [CC/ Bertramz]
Le musée de Raqqa. Situé dans la "capitale" des jihadistes de Daesh, le musée de Raqqa a été fondé en 1981 et prenait place dans un bâtiment historique de la ville. Dédié à la conservation et à l'exposition du patrimoine archéologique de la province d’Ar-Raqqah, le musée est aujourd'hui entièrement détruit du fait d'attentats à la voiture piégées, de bombardements, de destructions volontaires et de pillages. [CC/ UCLA.EDU]
Le musée Alma Arra à Hama. Ce musée historique, célèbre pour sa collection de mosaïques, a été le théâtre de violents combats, lesquels ont laissé des dommages irréversibles. Des journalistes ont rapporté que des combattants rebelles auraient entreposé des munitions et du matériel de nettoyage pour les armes dans la cour. Des treillis et des restes de fournitures médicales ont été retrouvées sur une mosaïque datant du Vème siècle. [AFP PHOTO/HERVE BAR]
Le Temple de Baalshamin. Ce temple ancien de Palmyre avait été élevé à la gloire de la divinité cananéenne Baalshamin . Il remonte à la fin du 2ème siècle avant J.C. Il a été détruit par Daesh en 2015. [CC / Bernard Gagnon]
La tour Elahbel à Palmyre. Elle était l’une des trois des principales tours funéraires de la vallée des tombeaux de la cité antique. Elle datait du premier siècle de notre ère. L’édifice a été détruit par les djihadistes de Daesh à l’été 2015. [CC/ Bernard Gagnon]
Le mémorial du génocide arménien de Deir ez-Zor. Cette église bâtie en mémoire des victimes du génocide arménien était non seulement un lieu de culte mais aussi un musée, un monument, et un centre d'archives et d'expositions. Le 21 septembre 2014, des anciens membres du Front al-Nosra ayant prêté allégeance Daesh dynamitent le mémorial. [CC / Ashnag]
L'église de la Vierge Marie à Tal-Nasra. Située dans la province de Hassaké (nord de la Syrie), cette église était l'une des trois principales églises de la région. En Février 2015, Daesh fait sauter l'édifice à l'explosif. [Capture d'écran YouTube / Dalida Korkis Toma]