Incendie

Notre-Dame de Paris : ces monuments partis en flammes

Construite sous l’impulsion de l’évêque Maurice de Sully, la première pierre de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris a été posée en 1163 en présence du pape Alexandre III. Le 15 avril 2019, vers 18h50, un violent incendie se déclare, potentiellement lié à des travaux de rénovation de l'édifice. Le feu se propage rapidement. La flèche de l'édifice s'effondre. [© Patrick ANIDJAR / AFP]
Construite entre le XVe et le XVIe siècle, l'élégante mairie de la Rochelle passait pour l'une des plus belles de France. Mais le 28 juin 2013, un incendie probablement d'origine accidentelle, endommage la moitié du bâtiment dont sa partie Renaissance sur laquelle la charpente s'effondre totalement. La population est sous le choc. [Xavier Leoty / AFP]
Le château de Lunéville, ou le Petit Versailles lorrain, en Meurthe-et-Moselle, est ravagée le 2 janvier 2003 par un immense incendie. Ses collections, ses peintures, ses meubles et sa bibliothèque avec la correspondance de Napoléon partent en fumée. Les dommages sont inchiffrables. 100 millions d'euros de restauration sont engagés. [JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP]
10 juillet 2013. L'un des joyaux architecturaux de Paris, l'Hôtel Lambert sur l'île Saint-Louis, est ravagé par les flammes alors que la bâtisse du XVIIe est en pleine rénovation. De nombreux décors remarquables sont sauvés, mais pas le célèbre Cabinet des Bains, entièrement détruit. [Kenzo Tribouillard / AFP]
En Seine-Maritime, les travaux de soudure des chéneaux de la chapelle du château de Mesnières-en-Bray, un joyau de la Renaissance, sont à l'origine d'un triste incendie, en février 2004. Les vitraux explosent sous l'effet de la chaleur, la toiture est dévastée et des pièces classées sont détruites par l'eau déversée pour éteindre l'incendie. [ROBERT FRANCOIS / AFP]
Le château d'Angers, également appelé château des ducs d'Anjou, est victime d'un incendie le 10 janvier 2009 dû au dysfonctionnement d'un élément du chauffage électrique. Il ravage la toiture et une partie du Logis royal. Les précieuses tapisseries qu'ils renferment sont heureusement mises à l'abri. [ALAIN JOCARD / AFP]
Les Bretons en parlent encore avec une véritable émotion. Dans la nuit du 4 au 5 février 1994, des marins-pêcheurs manifestent à Rennes, des fusées de détresse sont tirées. L'une d'entre elle casse une ardoise et se consume dans la charpente du parlement de Bretagne. Ce symbole historique part en fumée en pleine nuit, et les dégâts sont considérables.
Parfois le sort s'acharne sur le patrimoine, à l'image du marché aux poissons de Trouville (Calvados). Classé en 1991, ce bâtiment emblématique de la région a subi coup sur coup, en 2006 et 2008, deux incendies. Reconstruite à chaque fois à l'identique, la poissonnerie a retrouvé son cachet depuis 2011. [MARTINE BERTHEAU / AFP]
Le 16 juin 2007, des adeptes d'anciens cultes païens incendient et mettent à sac la chapelle de la Croix à Loqueffret, dans le Finistère, joyau de l'art religieux breton du XIVe siècle. Ils seront condamnés et la chapelle restaurée. [FRED TANNEAU / AFP]
L'année 2013 aurait pu être une année noire pour le patrimoine. Ainsi, le 21 août 2013, un spectaculaire incendie s'est déclaré sur la base de vie du chantier de l'hôtel de Bourbon-Condé, l'un des plus beaux de Paris. Fort heureusement, l'hôtel en restauration, propriété de la famille royale du Bahreïn, n'a pas été touché. [MIGUEL MEDINA / AFP]
Le 31 août 1968, c'est un simple mégot nonchalamment jeté dans les combles par de jeunes gens qui entraîne l’embrasement du château de Hautefort, en Dordogne, un lieu stratégique depuis l'antiquité. Les toitures restaurées trois ans plus tôt sont détruites. Un formidable élan local se met en place et la bâtisse sera finalement sauvée. [Tony Hisgett]
Le 29 juillet 2013, la foudre s'abat sur le château de Paulhac, en Auvergne. Le feu couve pendant 24 heures, avant de ravager la toiture et les pièces de ce magnifique édifice d'origine médiévale. Des objets et des meubles remontant jusqu'au moyen-âge sont irrémédiablement perdus. [CC / Pline]
Symbole du pouvoir, le palais des Tuileries à Paris est détruit par un incendie volontaire pendant la Commune, le 23 mai 1871. Pour parvenir à leurs fins, des communards apporteront des barils de poudre et aspergeront toutes les pièces de pétrole. Le palais brûla pendant trois jours. Ses ruines furent abattues en 1883. De nombreux autres monuments parisiens ont été détruits par la Commune. [CC / Paris fierté]
Non content de détruire les Tuileries, les communards s'en prirent également à l'Hôtel de ville de Paris, joyau du XVIe siècle. Un groupe déclenche volontairement le sinistre le 24 mai 1871 réduisant non seulement le palais en cendres, mais aussi sa bibliothèque et tout l'état civil parisien. Le bâtiment est reconstruit à l'identique entre 1874 et 1882. [CC / Paris fierté]
Demeure royale, le château de Saint-Cloud, chef d'œuvre des XVIe et XVIIe siècles, a été ravagé le 13 octobre 1870 par un incendie… provoqué par les canons français postés au fort du Mont-Valérien pendant le siège de Paris. Resté à l'état de ruine, il fut rasé en 1892. Aujourd'hui, une association milite pour sa reconstruction. [CC / Paris fierté]