Japan Expo : les maquettes Gundam à la reconquête des Français

Des millions de Gunpla sont vendus dans le monde chaque année. [© n.cailleaud/CNEWS Matin]

Gundam et la France, c'est l'histoire d'un rendez-vous manqué que Bandai compte rattraper. Ouvert jusqu'au dimanche 9 juillet au parc expo de Paris-Nord Villepinte, Japan Expo accueille les fans du robot géant et les curieux sur le stand de l'AEUG.

Un acronyme qui désigne l'Association pour l'essor de l'univers Gundam et qui convertit de plus en plus de passionnés au «Gunpla», contraction de «Gundam plastic model». Cette activité, qui consiste à monter des maquettes à l'effigie des différents modèles de robots, est devenue en Asie un véritable phénomène de société, avec plusieurs dizaines de millions de ventes chaque année.

«Lorsqu'en 1979 la première série TV Gundam a été diffusée au Japon, ce ne fut pas un très grand succès. Toutefois, l'arrivée de trois films au cinéma, au début des années 1980, a donné l'idée à Bandai de produire des maquettes faciles à monter, fidèles aux modèles d'origine et de bonne qualité. C'est seulement avec leur arrivée que Gundam a connu un retentissement sans précédent au Japon», résume Jean-Philippe Dubrulle, président de l'AEUG.

Le mastodonte du jouets japonais, Bandai, estime aujourd'hui à plus de 500 millions le nombre d'exemplaires vendus de ses célèbres Gunpla depuis les années 1980. Un chiffre colossal, d'autant qu'à elles seules, ces maquettes représentent 40 % du marché annuel du modélisme au Pays du Soleil Levant.

Vers une nouvelle percée en France

En France pourtant, l'intérêt est resté très longtemps confidentiel. Au début des années 2000, la diffusion sur M6 de la série Gundam Wing avait permis à Bandai de proposer ses premiers Gunpla officiellement dans les grandes enseignes de jouets de l'Hexagone. Mais les ventes avaient été jugées insatisfaisantes et la distribution à grande échelle abandonnée.

«Alors qu'on aurait pu penser que Bandai ne relancerait pas ce marché en France, nous l'avons vu revenir progressivement, souligne Jean-Philippe Dubrulle. Ainsi, certaines enseignes testent la ventes de produits officiellement importés, comme La Grande Récré.» Bandai a également traduit dans la langue de Molière son site international d'information officielles sur l'univers Gundam. En outre, différents facteurs culturels sont propres à favoriser ce retour. «Le grand public est de plus en plus familier des robots, grâce notamment à des œuvres comme Iron Man et Transformers», précise-t-il.

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Sur le stand de l'AEUG à Japan Expo, les visiteurs s'escriment avec de petites pinces coupantes pour extraire les pièces de leurs robots des grappes en plastiques. Avant de les limer légèrement et de les assembler sans colle, puisque tout est pensé pour être encastrable. Certains modèles sont ainsi très simples à construire, quand d'autres exigent plus de compétences et de savoir-faire. Les prix varient d'ailleurs d'une dizaine d'euros pour de petits modèles, à plusieurs centaines pour ceux plus complexes et plus grands.

Un concours international ouvert désormais aux Français

Outre les passionnés de l'univers Gundam et de modélisme, «les parents perçoivent avec bienveillance cette activité, car les enfants doivent faire preuve de concentration et de réflexion. Certains sont d'ailleurs très surpris de voir leurs enfants aussi calmes et concentrés durant plusieurs heures», ajoute Jean-Philippe Dubrulle. Le système D est aussi la marque de fabrique du Gunpla, puisque chacun partage (lors des conventions ou sur YouTube) ses propres techniques pour parfaire son modèle.

Les meilleurs participent même à un concours international organisé par Bandai visant à récompenser leur talent. L'année 2017 marque d'ailleurs l'ouverture de la Coupe du monde de maquettes Gundam aux Français. Ainsi chacun à jusqu'à l'automone pour présenter sa création à l'AEUG et Bandai, le vainqueur tricolore gagnant le doit de défendre nos couleurs à Tokyo.

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