«Blade Runner 2049» : le pari réussi de Denis Villeneuve

Le budget de «Blade Runner 2049» s'élève à 185 millions de dollars soit 157,6 millions d’euros. Le budget de «Blade Runner 2049» s'élève à 185 millions de dollars soit 157,6 millions d’euros. [Copyright Sony Pictures / Warner Bros. Pictures]

Trente-cinq ans après le film culte de Ridley Scott, Denis Villeneuve livre la suite brillante de l'un des plus grands classiques du cinéma de science-fiction. 

Plongés dans une attente fébrile, les fans de «Blade Runner» peuvent pousser un «ouf» de soulagement. Avec «Blade Runner 2049», le réalisateur canadien a tenu sa promesse de ne pas dénaturer l’œuvre de Ridley Scott, sortie sur les écrans en 1982. Le récit commence trente ans après les événements du premier opus, alors que les réplicants rebelles - des androïdes à l'apparence humaine - sont toujours traqués par des Blade Runners.

K (Ryan Gosling) fait partie de cette force d’intervention d’élite, chargée de détruire ces androïdes créés par bioingénierie. Lors de l'une de ses interventions, il fait une étrange découverte, qui pourrait bien avoir des conséquences irréversibles. Un secret que sa supérieure, le lieutenant Joshi (Robin Wright), lui intime de ne pas révéler, au risque d’ébranler l’équilibre précaire de la société. Mais Niander Wallace (Jared Leto), magnat qui a récupéré les cendres de la Tyrell Corporation, souhaite en savoir davantage.

Une fidélité à toute épreuve

Denis Villeneuve souhaitait être le plus fidèle possible à l’œuvre initiale et un soin particulier a donc été apporté au scénario. Ecrite notamment par Hampton Fancher, scénariste du premier film, l’intrigue prolonge avec talent le rôle joué par Harrison Ford - le fameux Rick Deckard - il y a trente-cinq ans, et les interrogations autour de la légitimité de l’existence et des droits des réplicants. 

Tout en évitant un copier-coller de l'ambiance mémorable du film de Ridley Scott, l’atmosphère de «Blade Runner 2049» est électrique, envoûtante et oppressante. On retrouve les lumières ocres des intérieurs et les pluies urbaines torrentielles. Mais elle est aussi intimiste. A l'image de ce que Villeneuve avait fait dans «Premier Contact», sa première incursion dans le genre de la science-fiction, il y a à peine un an. 

Le chef-opérateur Roger Deakins, qui travaille encore une fois avec Villeneuve après «Prisoners» et «Sicario», fait comme d'habitude des merveilles. Malgré tout, au petit jeu des comparaisons, on regrettera un manque d’émotion et trop de précisions dans la version «2049», là où le «Blade Runner» original cultivait un mystère bouleversant. 

«Blade Runner 2049», de Denis Villeneuve, avec Ryan Gosling et Harrison Ford. En salles. 

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