Belmondo a 85 ans : ses 10 rôles mythiques

Jean-Paul Belmondo et Bourvil en plein tournage du film «Le cerveau» en juillet 1968[AFP]

Né le 9 avril 1933, l'icône du cinéma français Jean Paul Belmondo fête ce lundi son 85ème anniversaire.

Surnommé «Bébel», lui et sa belle gueule ont fait les beaux jours du box-office français dans les années 60 et 70. Pour l'occasion, retour sur dix rôles mythiques qu'il a tenu au cours de sa longue et riche carrière cinématographique. 

«Flic ou voyou» avec Michel Calabru (1979)

Dans «Flic ou voyou», Bébel incarne le fougueux commissaire Stan Borrowitz de la police des polices. Les méthodes du personnage principal sont hors-limite pour venger la mort de son ami, le commissaire Grimaud.

«L'homme de Rio» de Phillipe de Broca (1964)

Le film d'action de Phillipe de Broca a révélé les talents de cascadeur de Jean-Paul Belmondo. Gil Delamare qui devait faire toutes les cascades, a fini par n'en faire qu'une seule à cause de l'entêtement de Belmondo. L'acteur français insistait pour faire chaque cascade, même les plus dangereuses sur le toit d'un bulding brésilien.

 

«À bout de souffle» de Jean-Luc Godard (1960)

Repéré par le réalisateur Jean-Luc Godard, Jean-Paul Belmondo a incarné le jeune voyou amoureux Michel Poiccard, le temps d'un film devenu un classique. «À bout de souffle», film emblématique de la Nouvelle Vague, le rend célèbre.

«Pierrot le fou» de Jean-Luc Godard (1965)

Jean-Luc Godard divise la société française pré-68 avec «Pierrot le fou» dans lequel Jean-Paul Belmondo tient le rôle principal. Le film est interdit aux moins de dix-huit ans pour l'«anarchisme intellectuel et moral de l’ensemble du film et de certaines scènes de violence». Au final, le film n'a pas attiré le public, ce qui ne l'a pas empêché de devenir culte au fil du temps.

«Un singe en hiver» avec Jean Gabin (1962)

Ancien alcoolique, l'hôtelier Albert Quentin, alias Jean Gabin, a fait la promesse à sa femme de ne plus toucher à une goutte d'alcool. Mais quinze ans plus tard, pendant un soir d'hiver, Gabriel Fouquet, alias Jean-Paul Belmondo, débarque dans son hôtel et le pousse à briser sa promesse durant une nuit de beuverie. Le duo Belmondo-Gabin nous offre des scènes devenues cultes.

«Le cerveau» avec Bourvil et David Niven (1969)

Inspiré par l'attaque d'un train postal entre Glasgow et Londres, «Le cerveau» réunit en un duo comique Jean-Paul Belmondo et Bourvil. Le film est l'un des plus grands succès de la carrière de Bébel avec plus de cinq millions d'entrées.

«Borsalino» avec Alain Delon (1974)

«Borsalino» réunit les deux belles gueules du cinéma français des années 70. Belmondo et Delon qui avaient déjà joué ensemble dans «Sois belle et tais-toi» jouent des rivaux à Marseille. Le succès du film pousse le réalisateur, Jacques Devay, à sortir une suite où Jean-Paul Belmondo est absent à cause d'une querelle juridique entre lui et Alain Delon.

«Le casse» avec Omar Sharif (1971)

Le policier Abel Zacharia, alias Omar Sharif, poursuit comme un chevronné le voleur d'émeraudes Azad, alias Jean-Paul Belmondo. L'un en Fiat, l'autre en Opel, Belmondo provoque une course-poursuite effrénée avec Omar Sharif dans les rues d'Athènes, un moment devenu mythique. 

«Le professionnel» de Georges Lautner (1981)

Le film d'action «Le professionnel» est signé du même réalisateur que «Les tontons flingueurs», Georges Lautner. Dans ce long-métrage, Jean-Paul Belmondo ressemble à un cow-boy des temps modernes. Une image appuyée par la musique entêtante d'Ennio Morricone, connu pour avoir composé les musiques du film «le Bon, la Brute et le Truand». 

«Cent mille dollars au soleil» avec Lino Venture et Bernard Blier (1964)

Jean-Paul Belmondo partage l'affiche avec Lino Ventura du film «Cent mille dollars au soleil». Dans le desert marocain, Rocco, alias Bébel, se lance au volant d'un semi-remorque à la poursuite d'un contrebandier. Le film noir et blanc offre un florilège de répliques cultes.

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