Pourquoi dit-on «taillable et corvéable à la merci» ?

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Lorsqu’on peut confier sans cesse des tâches à une personne, on dit parfois qu’elle est «taillable et corvéable à merci». 

Une expression qui date du Moyen Age. En effet, à cette époque, les serfs étaient totalement soumis à leur seigneur. En contrepartie de sa protection, chaque foyer devait payer un impôt annuel, la «taille» (dont le nom provenait du «bâton de taille», un morceau de bois avec des entailles pour compter lors des transactions). 

De plus, les paysans devaient s’acquitter des «corvées» envers leur souverain. Il s’agissait de journées de travail non rémunérées. Or, le montant de la taille et le nombre de jours de corvées étaient fixés par les seigneurs, sans que le serf n’ait son mot à dire.

Ce dernier était donc «taillable et corvéable à merci». Si ces deux mesures, très impopulai­res, ont disparu avec l’Ancien Régime, l’expression, elle, est restée.

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