Les 5 films cultes du réalisateur Bernardo Bertolucci

L'Italien a eu envie de faire du cinéma en découvrant «La Dolce Vita» (1960) de Federico Fellini. [© TIZIANA FABI / AFP]

Le réalisateur Bernardo Bertolucci, mort lundi à 77 ans, laisse derrière lui une riche filmographie et restera comme l'un des derniers géants du cinéma italien. Ses films ont, pour certains, choqué et suscité la polémique.

«C'était le dernier empereur du cinéma italien, le seigneur de toutes les fresques et de toutes les frasques. La fête est finie : il faut être deux pour danser le tango», a déclaré Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes où Bernardo Bertolucci avait reçu une palme d’honneur en 2011.

«Le conformiste» (1971)

Adapté du roman éponyme d'Alberto Moravia paru en 1951, ce film met en scène Jean-Louis Trintignant qui prête ses traits à Marcello Clerici. Ce dernier est obsédé par l’idée de se racheter, pensant avoir commis un meurtre pendant son enfance. Par conformisme, l’homme bascule du côté des fascistes et doit, à la demande des services de Mussolini, tuer l’un de ses anciens professeurs parti en exil. «Le conformiste» a été sacré à de nombreuses reprises et reçu, entre autres, le David Di Donatello (équivalent du César) du meilleur film en Italie.

«le Dernier tango à Paris» (1972)

Interdit aux moins de 18 ans en France, ce film sulfureux a été classé X dans de nombreux pays de l’Union européenne. L’histoire relate la rencontre de Paul, un Américain vivant dans la capitale française, et de la très jeune Jeanne. Ils se retrouvent tous deux à visiter un appartement vide. S'ils ne connaissent rien l'un de l'autre, ils finissent par faire l’amour dans ce lieu qui deviendra un point de chute pour leurs ébats sexuels. Jusqu’au jour où cette passion vire au drame. Ce long-métrage fut l’objet de violentes critiques. Maria Schneider qui donnait la réplique à Marlon Brando ne pardonna jamais à Bertolucci de lui avoir caché une scène de sodomie et a avoué, des années après le tournage, s’être sentie humiliée et «violée».

«Novecento (1900)» (1976)

Un face-à-face inoubliable entre Gérard Depardieu et Robert de Niro qui dure plus de cinq heures. Cette fresque qui a comme point de départ la mort du compositeur Giuseppe Verdi en 1901 et s’achève par la libération de l’Italie en 1945, suit le parcours de deux garçons né le même jour dans un village d’Emilie mais appartenant à deux classes sociales opposées. Grâce à Olmo et Alfredo, les spectateurs suivent près d’un demi-siècle de frasques et d’événements historiques.

«Le dernier empereur» (1987)

Cette énorme production qui a nécessité pas moins de 19 000 figurants et fut la première à être tournée dans la Cité interdite, revient sur le destin incroyable du dernier empereur de Chine, Pu Yi. Prévue à l’origine pour être un téléfilm décliné en plusieurs épisodes, cette fresque a remporté un incroyable succès, couronné de neuf Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, de deux Golden Globes et du César du meilleur film étranger.

«Little Buddha» (1993)

Après «Un thé au Sahara» sorti sur les écrans en 1990 et qui avait l'Afrique pour décor, ce long-métrage marquant les débuts de l’acteur Keanu Reeves devant la caméra, démontre les envies d’ailleurs du réalisateur et son désir de confronter diverses cultures. Il filme l’histoire de Jesse, un adolescent américain résidant à Seattle, qui part avec des moines bouddhistes vers le royaume du Bhoutan. Il serait la réincarnation d’un des plus grands chefs spirituels.

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