D'où vient l'expression «être au bout du rouleau» ?

Lorsqu’une personne est épuisée, on peut dire qu’elle «est au bout du rouleau». Lorsqu’une personne est épuisée, on peut dire qu’elle «est au bout du rouleau». [© SUPERSTOCK / SIPA]

Lorsqu’une personne est épuisée, aussi bien physiquement que moralement, on peut dire qu’elle «est au bout du rouleau». Une expression qui remonte au Moyen Age.

A l’époque, à la place des livres actuels, on utilisait des bâtons en bois ou en ivoire sur lesquels étaient enroulés des parchemins mis bout à bout, et que l’on appelait «roles».

Dans le domaine du théâtre, lors­qu’un comédien était peu important dans une pièce et avait donc un dialogue très réduit, on disait qu’il avait un «rollet», soit un petit «role» à apprendre.

De «rollet» à «rouleau»

«Etre au bout du rollet» signifiait donc que l’acteur n’avait plus de réplique. Par extension, à partir du XVIIe siècle, l’expression a servi à désigner une personne n’ayant plus d’arguments, et donc démunie.

Enfin, c’est au cours du XIXe siècle que le terme «rollet» a été remplacé par celui, plus commun, de «rouleau».

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