L'incroyable histoire de celui qui se cache derrière les photos virales de l'homme au sourire coincé

Du jour au lendemain, des dizaines de journalistes ont contacté le retraité[Instagram @Pain Harold]

Il était une fois un mème, baptisé «Hide the Pain Harold» («Souffre en silence Harold»). Sur ce cliché, un homme qui, malgré le sourire affiché, semble porter le poids du monde sur ses épaules. Andras Arato, le retraité qui se cache derrière l'un des mèmes les plus relayés de ces dernières années, a été le premier surpris par cet engouement.

Un mème désigne une photo humoristique -ou détournée de façon à le devenir- publiée et partagée de façon virale sur les réseaux sociaux. 

L'année dernière, cet Hongrois de 74 ans reçoit un appel d'un photographe, qui, après être tombé sur ses photos de vacances sur Facebook, lui propose de poser dans le cadre d'un shooting à Budapest, pour des photos à usage professionnel. Convaincu par les arguments de son interlocuteur, Andras Arato accepte.

Quelle ne fut pas la surprise de ce retraité sans histoire de découvrir son visage quelques mois plus tard relayé en masse sur les réseaux sociaux. «Je pensais que les photos seraient simplement utilisées par des entreprises ou des sites internet mais je ne m'attendais pas aux mèmes», a expliqué le septuagénaire au Guardian. 

«On dirait que je souffre en silence»

«Sur la photo, on dirait que je souffre en silence», a-t-il lui-même concédé. Sur les réseaux sociaux, les internautes quant à eux se délectent. 

Du jour au lendemain, des dizaines de journalistes contactent le retraité, au grand désespoir de sa femme, qui rêve de débrancher le téléphone. Source de toutes les spéculations, Andras Arato passionne les foules. «Les gens pensaient que je n'étais pas réel, que j'avais été créé sur Photoshop. Quelqu'un est même entré en contact avec moi pour que je lui envoie une preuve que j'existais vraiment», poursuit-il. 

Une notoriété fulgurante 

D'abord réticent, Arato a finalement accepté de surfer sur la vague lorsque les propositions de contrats ont commencé à pleuvoir. L'ancien ingénieur décide donc de créer sa propre page fan sur Facebook, puis un compte Instagram dans la foulée, qu'il baptise bien sûr «Pain Harold». 

Publicités pour Coca Cola, conférences TED, partenariat avec l'équipe de football de Manchester, voyages à travers le monde... La vie de «Pain Harold» bascule du tout au tout. 

Impossible désormais de se balader dans la rue sans qu'un fan ne lui demande un selfie. «J'ai passé 40 ans de ma vie en tant qu'ingénieur [...] C'était vraiment moi. Là, je joue un rôle. Je suis 'Hide the Pain Harold'. Mais la vérité est que je ne suis pas un homme triste. Je pense d'ailleurs que je suis plutôt heureux», conclut-il. 

 

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