«Le dernier poumon du monde» se penche sur l’existence d’une bombe environnementale au Congo

Le bassin du fleuve du Congo est le plus grand bassin hydraulique mondial après celui de l’Amazonie.[©Bandits Production/Canal+]

Le documentaire «Le dernier poumon du monde» met en évidence le rôle déterminant joué par les tourbières situées dans le bassin du Congo dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et le risque qu’elles pourraient représenter si leur préservation n’était pas assurée.

Le bassin du fleuve du Congo est le plus grand bassin hydraulique mondial après celui de l’Amazonie, drainant les pluies et les cours d’eau de 10 pays d’Afrique centrale. Il est considéré comme le deuxième poumon de la planète. C’est au cœur de cette immense forêt primaire, à Ekolo Mguma, dans la région de la Likouala-aux-herbes en République du Congo, qu’une équipe de chercheurs congolais et britanniques ont découvert, en 2017, l’existence de la plus grande tourbière jamais répertoriée sur Terre.

Celle-ci est âgée de plus de 10.000 ans, s’étend sur une surface de 145.000 km2, et séquestre plus de 30 milliards de tonnes de carbone – soit l’équivalent de 3 années d’émissions mondiales de gaz à effets de serre – tout en libérant de l’oxygène. Jusqu’à aujourd’hui, ce sont les populations locales qui s’assurent de la préservation de cet écosystème stable, encore vierge, préservé de quasi toute trace d’activité humaine. Mais combien de temps cela va-t-il encore durer ?

Dans le documentaire «Le dernier poumon du monde», la réalisatrice Yamina Benguigui donne la parole aux scientifiques, aux chercheurs, et aux acteurs présents sur le terrain afin de mettre en évidence le rôle clef qui joue ces tourbières, et les risques colossaux qui pèse sur la planète si l’équilibre de cet écosystème venait à être rompu.

Car si la quantité phénoménale de gaz à effet de serre qui y est retenue venait à être relâchée dans l’atmosphère, cela ferait assurément exploser les compteurs du réchauffement climatique. Une véritable «bombe environnementale» si rien n’était fait pour assurer sa préservation. «La préservation de cet écosystème unique au monde représente un enjeu vital pour la lutte contre le réchauffement climatique dont les effets ont déjà des impacts négatifs pour les riverains du fleuve que nous avons rencontrés», souligne Yamina Benguigui. La réalisatrice est également allé à la rencontre des populations locales dont les témoignages se traduisent comme des cris d’alerte adressés au reste du monde.

«Mon intention en réalisant ce documentaire est d’apporter ma modeste contribution à cette course contre la montre qu’est la guerre déclarée au réchauffement climatique», précise Yamina Benguigui.

«Le dernier poumon du monde», le 11 décembre à 22h35 sur Canal+ et disponible sur myCANAL

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