Mormeck : "terminer en quatre rounds" contre Masternak

Jean-Marc Mormeck (d) face au Hongrois Tamas Lodi le 26 juin 2014 à Asnieres sur seine [ / AFP]

A 42 ans, Jean-Marc Mormeck affronte Mateusz Masternak vendredi à Issy-les-Moulineaux. Un combat important pour le Français, en cas de succès il aura le droit à un 10e championnat du monde. Sinon, ce sera la retraite.

 

La victoire ou la retraite. Âgé de 42 ans, Jean-Marc Mormeck est de retour, vendredi soir, sur le ring, à Issy-les-Moulineaux, contre le Polonais Mateusz Masternak.

Après son succès en juin, face au Hongrois Tamas Lodi, l’ancien champion du monde des lourds-légers doit l’emporter s’il veut disputer un dixième championnat du monde. En cas de défaite, il raccrochera les gants.

 

Comment avez-vous préparé ce combat ? 

J’ai commencé la préparation de ce combat il y a deux mois. J’ai d’abord fait de l’explosivité pour développer ma puissance. J’ai ensuite enchaîné sur des combats en 12 rounds la semaine dernière pour me préparer à tenir physiquement sur la durée.

 

Vous n'aviez combattu que quatre rounds en juin face à Lodi, ça peut être un problème physiquement ? 

Si je pouvais terminer ce combat en quatre rounds contre Masternak, j'en serai le plus heureux. J'ai travaillé le foncier pour tenir plus longtemps.

 

Que connaissez-vous de votre adversaire ?

Je n’ai pas pour habitude d’étudier mes adversaires. J’ai vu un round pour voir comment il est, histoire de mettre un visage sur le personnage. Je pars du principe qu’il a été champion d’Europe (en 2012). C’est donc un bon boxeur.

 

On parle souvent de votre âge, ça vous embête ?

Le problème c’est qu’en France, on est trop centré sur l’âge. Dès qu’on perd un combat, on nous demande si c’est terminé et on nous parle du combat de trop. Alors que je me sens encore bien. 

 

Vous cotoyez les amateurs dans votre camp d'entraînement à Aulnay-sous-bois, ce n'est pas difficile à gérer ?

Pas du tout. Au début, c'est vrai que j'avais peur de ne pas être assez concentré mais à présent ça me plait beaucoup de m'entraîner au milieu des amateurs et ceux qui viennent boxer pour le loisir. J'aime beaucoup les regarder combattre et même m'inspirer de leur technique dès qu'il y en a une qui retient mon attention. On a beau avoir un palmarès, un passé, on en apprend tous les jours.

 

Trouvez-vous que la boxe a évolué surtout dans votre catégorie ?

Ce qui change, c'est que les champions se trouvent beaucoup plus à l'Est aujoud'hui. Dans les années 90 voire débuts des années 2000, les champions étaient plutôt américains. 

 

Si c’était votre dernier combat, de quoi sera fait votre avenir ?

Tout est déjà prévu pour la suite, il ne faut pas s’en faire pour moi. C’est vrai que je ne sais pas comment je réagirai au moment de ma retraite. Mais une chose est certaine, je m’impliquerai dans la boxe. Manager les jeunes et trouver les futurs grands boxeurs français de ­demain, ça me plairait bien.

 

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