EADS: Berlin veut pouvoir nommer des membres au conseil de surveillance

Berlin veut avoir son mot à dire dans la nomination des membres du conseil d'administration d'EADS, rapporte mardi le quotidien Handelsblatt citant des sources proches du gouvernement allemand.[AFP/Archives]

Berlin veut avoir son mot à dire dans la nomination des membres du conseil d'administration d'EADS, rapporte mardi le quotidien Handelsblatt citant des sources proches du gouvernement allemand.

Alors que la tension se fait vive entre Allemands et Français sur le renouvellement de la direction du groupe européen d'aéronautique et de défense ainsi que sur la répartition des compétences entre les deux pays, Berlin voudrait avoir davantage d'influence dans le processus de nomination. C'est en tout cas ce que fait valoir le gouvernement allemand dans les discussions au sujet de sa montée au capital d'EADS, selon le quotidien économique.

Fin 2011, Berlin s'est en effet mis d'accord avec Daimler sur un rachat en 2012 par la banque publique KfW de la moitié des parts du constructeur automobile allemand dans EADS, faute de repreneur privé dans l'immédiat.

Après le transfert des parts à la KfW, Daimler aura réduit sa participation au capital d'EADS à 7,5% (contre 15% actuellement), et ses droits de vote à 15% (contre 22,5%).

Selon les termes de l'accord, Daimler devait continuer à représenter tous les actionnaires allemands au conseil d'administration et être seul habilité à nommer ses membres pour la partie allemande.

Mais le gouvernement allemand considère désormais qu'il doit pouvoir nommer ses propres représentants, selon le Handelsblatt qui cite le nom du patron de la compagnie ferroviaire Deutsche Bahn Rüdiger Grube comme possible candidat de Berlin.

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