Edition: la justice devrait confirmer l'autorisation du rachat de VUP par Lagardère

L'avocat général de la Cour européenne de justice (CEJ) a souhaité mardi que la justice européenne confirme le rejet d'un recours présenté par l'éditeur français Odile Jacob concernant le rachat de Vivendi Universal Publishing (VUP) par Lagardère.[AFP/Archives]

L'avocat général de la Cour européenne de justice (CEJ) a souhaité mardi que la justice européenne confirme le rejet d'un recours présenté par l'éditeur français Odile Jacob concernant le rachat de Vivendi Universal Publishing (VUP) par Lagardère.

Même si la Cour suit les recommandations de l'avocat général -ce qui arrive dans 80% des cas- l'affaire n'est cependant pas encore proche de son épilogue car l'avis de l'avocat général ne concerne qu'une partie de ce dossier complexe.

Odile Jacob a en effet introduit un double recours contre la décision de Bruxelles d'autoriser le rachat de VUP.

L'éditeur parisien s'opposait d'une part au rachat de VUP par Lagardère et d'autre part à la rétrocession de près des deux tiers de ses actifs à son concurrent Wendel. L'avocat général s'est prononcé mardi sur le premier point mais pas sur le second.

L'affaire remonte à janvier 2004 quand la Commission européenne a donné son feu vert, sous conditions de rétrocessions d'actifs, au rachat de VUP par Lagardère. L'éditeur Odile Jacob contestait cette décision et avait déposé un recours en annulation. La justice européenne a rejeté ce recours en septembre 2010 mais Odile Jacob avait fait appel.

Selon l'avocat général, Jan Mazak, la CEJ "devrait rejeter l'ensemble des moyens soulevés par les éditions Odile Jacob dans le cadre de ce pourvoi".

L'autre aspect du dossier concerne les conditions du rachat de VUP par Lagardère. Pour éviter que le propriétaire d'Hachette Livre (Grasset, Stock, Fayard, Calmann-Lévy, Hatier, etc.) ne se retrouve en position ultradominante sur le marché français de l'édition, la Commission européenne conditionnait son feu vert à la revente par Lagardère d'actifs représentant approximativement 60 à 70% du chiffre d'affaires mondial de VUP et 70 à 80% du chiffre d'affaires réalisés par VUP sur les marchés francophones concernés par l'opération de concentration.

Arnaud Lagardère avait donc annoncé qu'il conserverait les maisons Larousse, Armand Colin, Dunod-Dalloz ainsi que l'éditeur espagnol Anaya. En revanche, il remettait en vente Robert Laffont, Plon-Perrin, Nathan, les dictionnaires Bordas et Le Robert, La Découverte, Le Cherche-Midi, XO, Presse Pocket, 10/18, etc. Les éditions Odile Jacob s'étaient alors portées candidates au rachat. Mais Arnaud Lagardère avait choisi l'offre de la société d'investissement Wendel qui proposait 660 millions d'euros.

En juillet 2004, la Commission avait donné son aval à cet accord entre Lagardère et Wendel.

Odile Jacob a contesté cette décision et la Cour lui a donné raison en septembre 2010. Cet aspect essentiel du dossier fait l'objet d'une procédure séparée, toujours en cours, devant la Cour de justice de l'UE.

L'affaire est d'autant plus délicate que Wendel a revendu, en mai 2008, ses activités d'édition, regroupées sous le nom d'Editis, à l'espagnol Planeta, réalisant au passage une plus-value de 500 millions d'euros.

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