Disneyland Paris a créé 50 milliards d'euros de valeur ajoutée en 20 ans

Disneyland Paris a généré 50 milliards d'euros de valeur ajoutée pour l'économie française depuis son ouverture il y a 20 ans, selon une étude de la délégation interministérielle au projet Euro Disney, qui tire un bilan économique et social résolument positif[AFP/Archives]

Disneyland Paris a généré 50 milliards d'euros de valeur ajoutée pour l'économie française depuis son ouverture il y a 20 ans, selon une étude de la délégation interministérielle au projet Euro Disney, qui tire un bilan économique et social résolument positif.

Cette étude, qui doit être présentée mercredi matin, souligne "le rôle moteur de Disneyland Paris", qui a ouvert les portes de son premier parc le 12 avril 1992.

"C'est une vraie réussite économique en terme de partenariat public-privé", a déclaré à l'AFP le préfet de la région Ile-de-France et délégué interministériel au projet, Daniel Canepa.

Pour 666 millions d'euros d'investissements publics au départ (interconnexions TGV, RER, échangeurs, etc.), très décriés à l'époque, "la somme a été décuplée en 20 ans par l'investissement privé", qui a été de 7 milliards d'euros, selon l'étude.

En clair, relève le PDG d'Euro Disney Philippe Gas, "chaque fois que le secteur public a investi un euro, le secteur privé en a investi 10, alors que l'habitude est plutôt un ratio de 1 pour 4 dans la petite couronne" de Paris.

Le site de Mickey a ainsi "généré 2,5 milliards d'euros par an de valeur ajoutée, principalement au profit de l'Ile-de-France et de la Seine-et-Marne", indique l'étude.

Pour M. Canepa, les polémiques originelles sur un gouffre d'argent public et "les craintes vis-à-vis du géant américain" et de ses méthodes, notamment pour le secteur privé, se sont avérées "injustifiées".

Première destination touristique d'Europe, le royaume de Mickey et Cendrillon a accueilli en 20 ans plus de 250 millions de visiteurs, dont 15,7 millions en 2011, un record.

"J'en suis un peu désolé, mais c'est devant Le Louvre (8,4 millions de touristes en 2011) et la Tour Eiffel (6,6 millions)", dit M. Canepa.

Avec l'arrivée de Disneyland, "il y a eu sur tout le secteur un formidable développement, dans une zone qui était nue", souligne-t-il. "Du côté des pouvoirs publics, c'est un pari réussi".

Les comptes d'Euro Disney sont eux dans le rouge, plombés par le remboursement d'une dette colossale qui ne sera épongée qu'en 2024. Mais ils ont connu des bénéfices entre 1995 et 2001, et étaient à l'équilibre sur l'exercice 2008, souligne le groupe.

D'après l'étude, les visiteurs de Disneyland ont dépensé 59 milliards d'euros en 20 ans en France, ce qui représente 6,2% des recettes en devises du tourisme en France sur la période. La moitié émanait de visiteurs étrangers (37 milliards d'euros).

En terme d'image, l'étude relève que Disneyland a dopé l'attractivité de la destination France. Sur 20 ans, 58% des visiteurs de Disneyland Paris sont des étrangers, Britanniques en tête (27%), suivis par les Néerlandais (14%), les Allemands (13%) et les Espagnols (12%). Et un tiers des étrangers venus voir Disneyland ont aussi visité Paris pendant leur séjour.

Le site est aujourd'hui le 5e plus grand parc hôtelier de France en capacités d'accueil, derrière Paris, Lourdes, Nice et Lyon.

Disneyland a aussi généré en 20 ans 5,33 milliards d'euros de recettes fiscales (impôts et taxes): 4,5 milliards d'euros de TVA pour les caisses de l'Etat, et 667 millions d'uros courants en impôts et taxes pour les collectivités territoriales.

Sur le plan social, 55.000 emplois ont été créés en 20 ans (en moyenne annuelle), "directs, indirects ou induits", sachant qu'un emploi à Disneyland en a généré près de 3 ailleurs en France, indique l'étude.

Fin 2010, Disneyland comptait un peu moins de 15.000 salariés.

Mais "c'est au total 20.000 emplois en Seine-et-Marne", relève M. Canepa.

"Disney a fourni des emplois stables et pérennes", ajoute-t-il.

Depuis 20 ans, entre 85 et 90% des employés sont en CDI, avec un âge moyen de 34 ans et une ancienneté moyenne de 7,2 ans.

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