Quinze banques américaines ont passé les tests de résistance de la Fed

Plusieurs grandes banques américaines, parmi lesquelles JPMorgan Chase et Wells Fargo, ont annoncé mardi qu'elles allaient revaloriser la rémunération de leurs actionnaires après que la Réserve fédérale eut confirmé leur capacité à résister à une grave récession[AFP/Archives]

Plusieurs grandes banques américaines, parmi lesquelles JPMorgan Chase et Wells Fargo, ont annoncé mardi qu'elles allaient revaloriser la rémunération de leurs actionnaires après que la Réserve fédérale eut confirmé leur capacité à résister à une grave récession.

Chez JPMorgan, qui a annoncé son initiative avant même la clôture de la Bourse alors que la Fed n'avait prévu de publier le des stress tests que jeudi, le dividende trimestriel est revalorisé de 20%, passant de 25 à 30 cents par action.

En outre la banque, la plus grande aux Etats-Unis, a annoncé un nouveau programme de rachat d'actions à hauteur de 15 milliards de dollars, dont jusqu'à 12 milliards de dollars pourront être dépensés cette année, le solde au premier trimestre 2013.

"Nous sommes heureux d'être en position d'accroître notre dividende et d'instaurer un nouveau programme de rachat de titres", a souligné le PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, cité dans le communiqué.

"Nous prévoyons de racheter au moins le nombre d'actions que nous émettrons sous forme de primes pour les employés. Au-delà de cela, nous prévoyons de ne racheter des titres que quand nous génèrerons plus de capital que ce qui est nécessaire pour financer notre croissance organique, et quand nous penserons que cela apporte une valeur excellente pour les actionnaires", a-t-il ajouté.

Chez Wells Fargo, le dividende bondit de 83% en passant de 12 à 22 cents. La banque a précisé qu'elle rachèterait plus d'actions que l'an dernier, sans chiffrer ses projets, et qu'elle reprendrait également des actions préférentielles.

La banque d'affaires Goldman Sachs a succinctement annoncé qu'elle était autorisée à éventuellement revaloriser son dividende et à racheter des actions, mais elle n'a pas chiffré ses intentions.

Sa concurrente Morgan Stanley a indiqué pour sa part qu'elle était autorisée à augmenter sa part dans sa coentreprise avec Citigroup, Morgan Stanley Smith Barney.

"Morgan Stanley a confirmé aujourd'hui qu'elle n'avait reçu aucune objection de la Réserve fédérale à son plan d'investissement pour 2012, y compris l'acquistion potentielle en numéraire d'une part supplémentaire de 14% dans Morgan Stanley Smith Barney et la poursuite du versement de dividendes ordinaires et préférentiels", a indiqué la banque dans un communiqué.

La banque avait fusionné en 2009 ses activités de courtage pour les particuliers avec celles de sa concurrente Citigroup au sein d'une nouvelle entreprise baptisée Morgan Stanley Smith Barney.

Cette entité est contrôlée à 51% par Morgan Stanley, qui dispose de l'option de racheter 14% de parts supplémentaires cette année, 15% en 2013 et les 20% restants en 2014.

La banque n'a pas précisé si elle avait ou non l'intention d'exercer cette option.

US Bancorp, également parmi les bons élèves testés par la Fed, a annoncé pour sa part une augmentation de 26% de son dividende et un plan de rachat de 100 millions d'actions, ce qui au cours de clôture de mardi représenterait une dépense d'environ 3,1 milliards de dollars.

Regions Financial, pour sa part, a annoncé qu'elle mettait sur le marché pour 900 millions de dollars d'actions, dans l'objectif de rembourser les 3,5 milliards de dollars avancés par les pouvoirs publics dans le cadre du plan de sauvetage du système financier (TARP) lancé en pleine crise financière.

Metlife, l'une des quatre institutions financières ayant échoué à ces tests, sur les 19 étudiées par la Fed, s'est dite "profondément déçue", jugeant les critères retenus mal adaptés à l'activité d'une bancassurance comme elle.

Enfin Citigroup, la troisième banque américaine, elle aussi recalée, a indiqué que son projet de rémunération d'actionnaires avait été rejeté et qu'elle était contrainte de garder les dividendes à leur niveau actuel.

"Nous prévoyons de poursuivre les discussions avec la Réserve fédérale pour comprendre ses modèles de résistance aux pertes", a ajouté la banque dans un communiqué. "Nous encourageons clairement la publication de ces modèles et des références et hypothèses retenues", a-t-elle précisé, en indiquant qu'elle soumettrait un nouveau projet.

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