Grèce: la zone euro donne son feu vert au versement de 39,4 milliards d'euros

La zone euro a définitivement approuvé le second plan d'aide à la Grèce et a donné son feu vert au versement de 39,4 milliards d'euros issus de ce plan, a annoncé mercredi le chef de file de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.[AFP/Archives]

La zone euro a définitivement approuvé le second plan d'aide à la Grèce et a donné son feu vert au versement de 39,4 milliards d'euros issus de ce plan, a annoncé mercredi le chef de file de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

"Les Etats de la zone euro ont formellement approuvé le second plan d'aide à la Grèce (...) Ils ont autorisé leur Fonds de secours (FESF) à débloquer la première partie du plan d'aide, soit un montant total de 39,4 milliards d'euros, qui sera versé en plusieurs tranches", indique M. Juncker dans un communiqué.

"Toutes les procédures (d'approbation) au niveau national et parlementaire ont été finalisées", poursuit-il.

Cette somme va couvrir les besoins financiers du pays jusqu'à fin juin et servir à la recapitalisation des banques grecques pour les aider à amortir le choc des pertes de créances, a indiqué une source européenne à l'AFP, sans préciser la répartition des fonds.

La Grèce va ainsi éviter la faillite car elle pourra rembourser une créance de 14,5 milliards d'euros qui tombe le 20 mars.

Cette décision, sans surprise, a été prise à la suite d'une réunion mercredi de hauts fonctionnaires de la zone euro, réunis au sein de l'Euro Working Group.

Mais dès vendredi, M. Juncker avait affirmé que les conditions étaient "réunies" pour que la zone euro donne son approbation finale au versement du volet public du plan d'aide à la Grèce, compte tenu de la réussite du plan de réduction de dette par les créanciers privés et des engagements pris par Athènes.

Au total, la Grèce doit bénéficier de 130 milliards d'euros d'aide publique, financée en grande partie par les Européens et à hauteur de probablement 18 milliards d'euros par le Fonds monétaire international, qui doit prendre une décision jeudi.

Une partie de l'enveloppe, destinée à aider à la réduction organisée en parallèle de la dette de la Grèce détenue par ses banques créancières --à hauteur de 107 milliards d'euros-- a déjà été validée par les Européens.

A cela, il faut ajouter quelque 35 milliards d'euros restant du premier programme d'aide à la Grèce décidé en mai 2010.

L'effort financier total en faveur d'Athènes jusqu'à fin 2014 s'élève donc à quelque 272 milliards d'euros.

Ce second programme d'aide, qui vient après un premier sauvetage de 110 milliards d'euros au printemps 2010, "va permettre à l'économie grecque de redevenir soutenable, ce qui est dans l'intérêt de tous", souligne M. Juncker dans son communiqué.

Il s'agit d'une "opportunité unique que la Grèce ne peut rater. Les autorités grecques doivent continuer à montrer leur engagement et à poursuivre la mise en place de réformes (...) dans le domaine budgétaire, de la consolidation fiscale et des privatisations, conformément au nouveau programme d'aide", ajoute-t-il.

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