Les banques centrales ne peuvent se substituer en permanence aux banques, selon Noyer

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, reçu à l'Elysée le 25 juin 2012[AFP/Archives]

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a affirmé vendredi que les banques centrales ne pouvaient pas se "substituer en permanence aux marchés financiers et aux banques", et ne devaient pas maintenir des taux d'intérêts bas ou nuls de manière prolongée.

"Les capacités d'intervention des banques centrales sont naturellement limitées. Elles peuvent remédier aux dysfonctionnements temporaires des marchés (et) aux situations d'illiquidité causées par l'incertitude, et elles l'ont fait avec une ampleur jamais égalée dans l'histoire", a déclaré M. Noyer, qui s'exprimait lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dans le sud de la France.

"Mais elles ne peuvent pas se substituer en permanence aux marchés financiers et aux banques pour remplacer une intermédiation financière qui serait défaillante", a-t-il ajouté.

"De même, lorsqu'elles mettent des taux d'intérêt bas ou nuls, elles contribuent à stabiliser l'économie en période de crise. Mais si elles prolongent cette action, ces taux créent des distorsions, favorisent la formation de bulles, créent des risques pour les investisseurs de long terme", a-t-il expliqué.

Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de baisser son principal taux directeur à 0,75%, son plus bas niveau historique, et son taux de dépôt à 0%, également son plus bas historique, pour tenter de redonner de l'élan à une économie atone en zone euro en encouragent le crédit.

Mais elle n'a pas annoncé de nouvelles mesures de liquidités en faveur des banques ni signalé la reprise de son programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire, décevant les attentes des analystes et marchés.

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