Conférence sociale : Hollande va donner le coup d'envoi

Le président François Hollande, le 8 juillet 2012 à Reims pour les 50 ans de la réconciliation franco-allemande[Pool/AFP]

Le président François Hollande ouvre lundi matin la grande conférence sociale, innovation qu'il a voulue pour faire du dialogue social une méthode de sortie de crise, alors que le patronat dénonce une situation catastrophique pour les entreprises et les syndicats pour l'emploi.

La tenue lundi et mardi de cette grand-messe au Palais d'Iéna, à laquelle quelque 300 personnes participeront, est saluée par les partenaires sociaux, qui se voient ainsi mis au centre des décisions.

Le coup d'envoi est donné à 11H15 par le discours de François Hollande. Le chef de l'Etat s'est dit dimanche confiant dans le succès de la rencontre pour trouver "le bon équilibre entre efficacité, compétitivité et la solidarité et la justice sociale".

M. Hollande table sur la concertation pour réussir: "tous les problèmes de la France ne seront pas réglés" à cette conférence. Mais, dit-il, "c'est là que vont s'engager des discussions" qui déboucheront au cours des prochains mois "sur des lois ou des compromis".

Avant l'ouverture officielle du sommet, le président de la République rencontrera les leaders des organisations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC-CFE) et des patronales (MEDEF, CGPME, UPA) pour évoquer l'amélioration du dialogue social et son inscription dans la Constitution.

Le clou de la rencontre est la tenue de sept tables rondes, lundi après-midi et mardi matin, portant sur l'emploi, le service public, les retraites, le redressement économique, l'égalité homme/femme, les salaires, la formation.

La méthode souhaitée par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault -qui fera la synthèse des débats mardi après-midi et dressera la feuille de route - est "le donnant-donnant", le compromis.

Mais, pour l'heure sur nombre de sujets on est loin d'un consensus.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, met en garde contre la dégradation de la compétitivité des entreprises, estimant qu'une "catastrophe" les attend à la rentrée, et réclame un allégement de leurs charges.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, est allé dimanche dans son sens, estimant qu'"il ne faut pas davantage alourdir le coût du travail".

Les syndicats, eux, sont inquiets de l'avalanche de plans sociaux qui s'abat sur les salariés et réclament une loi pour empêcher les licenciements boursiers.

Autre sujet de friction: la réduction projetée du nombre de fonctionnaires dans certains ministères. Les syndicats réclament une évaluation des missions du service public avant toute décision.

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