La Grèce lève 1,625 milliards d'euros en bons à 6 mois

Le ministre grec des Finances Yiannis Stournaras le 9 juillet 2012 à Bruxelles[AFP]

La Grèce a levé mardi 1,625 milliard d'euros en bons du Trésor à six mois, à un taux d'intérêt de 4,70%, en très léger recul par rapport à la dernière émission similaire (4,73%), dans l'attente d'un nouvel audit de ses comptes par ses bailleurs de fonds UE et FMI, a annoncé l'agence grecque de gestion de la dette publique (PDMA).

Cette émission a été sursouscrite plus de deux fois, pour une offre de départ de 1,250 md, a précisé la PDMA. L'opération vise à permettre au pays de couvrir ses besoins courants dans l'attente de la reprise des versements des prêts UE-FMI en échange de la relance par le nouveau gouvernement issu des élections du 17 juin des efforts de redressement.

Dans le sillage de ces législatives, et la formation d'un gouvernement de coalition (droite, socialistes et gauche modérée) pour assurer le maintien du pays dans l'euro, la Grèce avait levé le 19 juin 1,3 milliard d'euros en bons du Trésor à trois mois, avec un taux d'intérêt de 4,31%.

Fort d'une majorité de 179 voix sur 300, le nouvel exécutif, dirigé par le conservateur Antonis Samaras, a reçu dans la nuit de dimanche à lundi la confiance du parlement.

Il entend négocier avec ses partenaires un adoucissement de la cure de rigueur appliquée au pays depuis 2010, au prix d'une chute libre dans la récession, mais s'est engagé à relancer auparavant les efforts pour assainir les finances et réformer l'économie.

Les ministres de la zone euro, qui ont procédé à un premier examen de la situation lundi, conditionnent à ce respect des engagements du pays la reprise de la perfusion financière qui le protège de la banqueroute.

Le versement de la prochaine tranche d'aide à Athènes n'aura pas lieu "tant que l'Eurogroupe n'aura pas constaté que le programme est de nouveau sur les rails", avait averti avant la réunion une source européenne qui ne s'attend pas à une décision avant "fin août".

La Grèce est privée d'accès aux marchés pour son financement à moyen et à long terme depuis 2010, quand son surendettement a plongé la zone euro dans une crise dont elle peine toujours à s'extraire.

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