Recul des défaillances d'entreprises sous le seuil de 14.000

Photo du site intenret de la société Neo Securité[AFP/Archives]

Les défaillances d'entreprises sont repassées au deuxième trimestre sous le seuil de 14.000 franchi durant l'année noire 2009, a indiqué mardi la société Altares, qui estime que le gros de la crise pourrait être passé même si la situation reste difficile pour les PME.

Au deuxième trimestre, marqué notamment par les défaillances du groupe volailler Doux ou de la société de gardiennage Neo Security, les tribunaux ont prononcé au total 13.722 procédures de sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire, selon les données d'Altares. C'est un recul de 4,7% comparé à la même période de 2011.

"Cette tendance pourrait confirmer que le plus gros des difficultés est derrière nous", estime Altares dans son communiqué.

Le nombre d'emplois concernés reste toutefois très élevé: 72.500 salariés sont concernés au deuxième trimestre par la défaillance de leur entreprise. C'est une hausse de 25,6% en un an et le niveau le plus élevé enregistré en cinq ans, souligne Altares.

D'après la société, le recul des défaillances d'entreprises est porté par les micro-entreprises sans salarié "qui semblent s'être habituées aux effets de la crise et se sont remises en ordre de marche", avec un nombre de défaillances en recul de 19%.

En revanche, "les PME souffrent comme au plus fort de la crise": 150 entreprises de plus de 50 salariés ont fait l'objet d'une défaillance au deuxième trimestre, soit 49,5% de plus qu'au printemps 2011 et presque autant qu'au deuxième trimestre 2009.

Certains secteurs restent aussi plus durement frappés: la promotion immobilière (avec des défaillances en hausse de 55,8%), les agences immobilières (+20,9%) ou encore le conseil en systèmes et logiciels informatiques (+20,9%).

"Les affaires se remettent en ordre de marche. Mais réamorcer la pompe s'avère plus long et plus difficile qu'espéré. Les carnets de commande se regarnissent lentement et les besoins de trésorerie sont compliqués à couvrir", explique Thierry Millon, responsable des études Altares.

Il rappelle qu'une défaillance sur quatre est due à des retards de paiement, et que "les dettes fournisseurs pèsent encore plus de 500 milliards d'euros".

"Les donneurs d'ordre sont pointés du doigt et invités à davantage de solidarité avec les PME", mais "la gestion du besoin en fonds de roulement est capitale", prévient encore M. Millon.

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