L'AIE ne croit pas à une chute durable des prix du pétrole en 2012

Une femme fait le plein de carburants dans une station service de Pont-l'Abbé, le 25 janvier 2012[AFP/Archives]

L'Agence internationale de l'Energie (AIE) a maintenu quasi inchangée jeudi sa prévision de demande pour 2012 et indiqué qu'elle croyait à un "plancher" pour les prix du pétrole, excluant le scénario d'une nouvelle chute des cours du brut redescendus de leurs sommets de mars.

En dépit du ralentissement économique, l'agence énergétique des pays développés prévoit également une accélération de la croissance de la demande en 2013, avec une hausse de 1 million de barils par jour (mb/j), même si la reprise économique "modérée" devrait être plus faible qu'attendu l'an prochain.

Dans son rapport mensuel, l'AIE anticipe une demande de 89,9 millions de barils par jour (mb/j), soit en très légère baisse de 15.000 barils/jour par rapport à sa dernière estimation, et s'attend à 90,9 mbj pour 2013.

Si elle reconnaît que "les fondamentaux du marché se sont clairement détendus depuis le début de l'année", l'agence estime que "les risques du côté de l'offre vont probablement continuer à assurer un plancher pour les prix en 2012", malgré le net repli du brut observé depuis trois mois. L'agence n'identifie pas de risques précis pour les prochains mois, mais mentionne les tensions autour de l'Iran qui ont contribué dans le passé à maintenir les prix à un niveau élevé.

La révision à la baisse des prévisions de croissance du PIB mondial (3,3% cette année et 3,8% en 2013 contre 3,5% et 4,1% auparavant) a entraîné une baisse des prévisions générales de demande de pétrole, mais des révisions de données les ont compensées, notamment du fait de la forte demande du Japon après Fukushima.

Malgré ces perspectives économiques dégradées, "le potentiel latent des marchés émergents et le risque maintenu de mauvaises surprises du côté de l'offre pourraient maintenir les prix obstinément élevés en termes absolus", assure l'AIE.

Pour 2013, l'AIE souligne que la progression de 1 mbj attendue en 2013 est certes plus élevée que celle de 2011 et 2012 (+0,7 mbj et +0,8 mbj respectivement), mais qu'elle reste "bien en dessous de la tendance d'avant crise".

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