Estée Lauder s'envole en Bourse

L'action du groupe de cosmétiques américain Estée Lauder s'envolait mardi après l'annonce de résultats annuels meilleurs que prévu, tirés par des ventes de soins pour la peau et de maquillage en forte hausse et par des économies.[Getty Images North America] L'action du groupe de cosmétiques américain Estée Lauder s'envolait mardi après l'annonce de résultats annuels meilleurs que prévu, tirés par des ventes de soins pour la peau et de maquillage en forte hausse et par des économies.[Getty Images North America]

L'action du groupe de cosmétiques américain Estée Lauder s'envolait mardi après l'annonce de résultats annuels meilleurs que prévu, tirés par des ventes de soins pour la peau et de maquillage en forte hausse et par des économies.

L'action bondissait de 9% à 59,86 dollars vers 15H00 GMT.

Le bénéfice net est ressorti à 856,9 millions de dollars, soit 2,27 dollars hors éléments exceptionnels alors que les analystes tablaient sur 2,25 dollars.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 10% sur un an à 9,7 milliards de dollars, légèrement au-dessus des prévisions de Wall Street.

Les ventes ont été tirées par les soins pour la peau, que le groupe qualifie de "secteur stratégique", et notamment par les ventes de marques haut de gamme comme La Mer.

Le maquillage a également affiché une croissance à deux chiffres, en particulier les marques de maquillage professionnel (Bobbi Brown, Matchbox, etc).

Côté parfums, les marques Tom Ford ou Jo Malone ont enregistré une bonne performance mais la part de marché a reculé aux Etats-Unis.

L'Amérique du Nord reste un moteur de ventes, et en Europe "le groupe a généré une croissance solide malgré un marché atone", avec une progression à deux chiffres des ventes "au Moyen-Orient, en Allemagne, en France, en Italie et en Turquie".

L'Asie Pacifique a réalisé une performance mitigée avec de bonnes ventes en Chine mais une baisse des ventes à Singapour et en Corée, a indiqué le directeur général Fabrizio Freda lors d'une conférence d'investisseurs.

L'exercice comprend de nombreux éléments exceptionnels, notamment une charge de restructuration de 63,2 millions de dollars, et une dépréciation de 21,7 millions de dollars liée à sa marque Ojon.

Le groupe a fait 145 millions de dollars d'économies sur l'ensemble de l'exercice.

Au quatrième trimestre, le bénéfice net est ressorti en hausse de 25% à 51,2 millions de dollars, et les ventes en progression de 9% à 2,25 milliards de dollars, mieux qu'anticipé.

Fabrizio Freda a salué un "quatrième trimestre très solide (...) grâce à la bonne dynamique qui se poursuit aux Etats-Unis ainsi qu'à une forte croissance en Chine" et dans les magasins d'aéroports.

"Cette performance clôture une nouvelle année record pour l'entreprise", a-t-il ajouté.

--- Les ventes chinoises vont rester fortes --

Au premier trimestre du nouvel exercice, le groupe prévoit une croissance de ses ventes de 5% à 7% à taux de change constant et prévient que la performance du groupe devrait "pâtir d'une comparaison difficile avec l'exercice précédent, quand ses ventes avaient bondi de 18%".

Le bénéfice net devrait se situer entre 68 et 74 cents sur le trimestre par action, et entre 2,39 et 2,51 dollars pour l'ensemble de l'année.

"Nous prévoyons de générer plus d'économies de coûts et d'améliorer notre rentabilité", notamment avec la fermeture d'une usine dans le New Jersey (est des Etats-Unis).

Les ventes chinoises sont "très fortes et vont rester très fortes", a-t-il prédit.

"L'impact des consommateurs chinois" sur les ventes du groupe "dépasse largement les ventes en Chine continentale" car les Chinois voyagent de plus en plus et achètent "de gros volumes" de produits cosmétiques dans les aéroports dans le monde et les grandes villes visitées comme Paris, a souligné M. Freda.

En termes d'investissement publicitaire le groupe augmente ses dépenses télévisuelles sur certains marchés que M. Freda n'a pas détaillé, mais surtout investit dans les réseaux sociaux: "nous voulons interagir avec nos consommateurs", une stratégie porteuse, a-t-il affirmé.

Pour Deutsche Bank, "Estée Lauder est devenu l'enfant roi" d'un secteur des cosmétiques "plutôt en période de vaches maigres", grâce à "une forte expansion géographique, des gains de parts de marché et une restructuration" pour baisser les coûts.

Citi note cependant que les bénéfices sont à peine au dessus du consensus et que les prévisions laissent attendre un ralentissement des ventes.

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