Consommation électrique : pas de souci jusqu'en 2015, plus tendu après

Les besoins en électricité de la France seront couverts sans difficulté jusqu'en 2015, mais la situation deviendra ensuite plus tendue, du fait de l'arrêt attendu de nombreuses centrales au fioul ou au charbon et des réacteurs nucléaires de Fessenheim, a prévenu mercredi RTE.[AFP] Les besoins en électricité de la France seront couverts sans difficulté jusqu'en 2015, mais la situation deviendra ensuite plus tendue, du fait de l'arrêt attendu de nombreuses centrales au fioul ou au charbon et des réacteurs nucléaires de Fessenheim, a prévenu mercredi RTE.[AFP]

Les besoins en électricité de la France seront couverts sans difficulté jusqu'en 2015, mais la situation deviendra ensuite plus tendue, du fait de l'arrêt attendu de nombreuses centrales au fioul ou au charbon et des réacteurs nucléaires de Fessenheim, a prévenu mercredi RTE.

"La sécurité d'alimentation électrique devrait être assurée jusqu'en 2015", du fait notamment de la crise économique qui freine la demande de courant, a estimé RTE dans son "bilan prévisionnel 2012", alors que la consommation nationale d'électricité avait pulvérisé ses records cet hiver, avec une pointe historique de 101,7 gigawatts atteinte le 8 février.

Mais la filiale d'EDF qui gère les lignes à haute tension prévient qu'à partir de 2016, la sécurité de l'approvisionnement électrique deviendra "plus tendue".

En effet, de nombreuses centrales électriques "thermiques", fonctionnant au fioul ou au charbon risquent de fermer à cette échéance, à cause du durcissement des normes anti-pollution. Cela créera une "puissance manquante" (autrement dit, un déficit de capacité de production d'électricité) de 1,2 gigawatts.

La situation s'aggravera encore l'année suivante, avec l'arrêt attendu des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, doyenne du parc nucléaire national. La puissance manquante grimpera alors à 2,1 GW.

Le président François Hollande s'est engagé à fermer cette centrale durant son quinquennat. Il avait précisé que cela ne serait "sans doute" achevé qu'en 2017.

Enfin, RTE a dressé une batterie de scénarios jusqu'en 2030, tenant compte de diverses hypothèses, de quoi alimenter le débat sur la "transition énergétique" promise par le gouvernement.

Dans tous les cas, le gestionnaire de réseau prévoit un doublement, voire un triplement de la part des énergies renouvelables dans la production électrique, ainsi qu'un ralentissement de la croissance de la consommation de courant, et de lourds investissements pour moderniser et étendre les lignes électriques.

Un de ces scénarios a pour base une réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2030, en ligne avec l'engagement du gouvernement de ramener la part du nucléaire à ce niveau à l'horizon 2025.

Pour assurer alors l'équilibre du marché électrique, RTE souligne qu'il faudrait réaliser de fortes économies d'énergies, porter à 40% la part des énergies renouvelables, et presque doubler les capacités des interconnexions, qui permettent d'importer du courant depuis les pays voisins.

Ces prévisions aident RTE à accomplir ses principales missions: le maintien de l'équilibre permanent entre la consommation et la production d'électricité, et le développement et l'entretien des lignes à haute tension et des liaisons avec les pays voisins.

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