Le chef de la diplomatie allemande critique l'assouplissement des critères de Maastricht

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a estimé mercredi à Vienne que l'assouplissement en 2004-2005 des critères de Maastricht sur le budget des pays membres de l'Union européenne a été une "erreur historique".[AFP] Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a estimé mercredi à Vienne que l'assouplissement en 2004-2005 des critères de Maastricht sur le budget des pays membres de l'Union européenne a été une "erreur historique".[AFP]

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a estimé mercredi à Vienne que l'assouplissement en 2004-2005 des critères de Maastricht sur le budget des pays membres de l'Union européenne a été une "erreur historique".

"L'assouplissement du traité de Maastricht dans les années 2004-2005 compte certainement parmi les erreurs historiques de l'Europe", a déclaré le chef de la diplomatie allemande, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue autrichien Michael Spindelegger.

M. Westerwelle, critiquant sans les nommer les dirigeants allemand et français de l'époque, Gerhard Schröder et Jacques Chirac, a souligné que le traité "était un traité fort, avec des règles claires et un champ d'action limité concernant l'endettement" des pays membres.

Le ministre allemand a réitéré la position de Berlin en faveur du respect des règles budgétaires européennes et a insisté sur la nécessité de les renforcer à l'avenir.

"Nous devons, si nous nous donnons des règles de stabilité, nous assurer que ces règles communes seront respectées", a poursuivi M. Westerwelle.

"Il doit aller de soi qu'il y a des conséquences, sinon on montre le mauvais exemple et on s'égare", a-t-il ajouté.

"Le but est de renforcer les mécanismes de sanction en cas d'infractions répétées aux règles en Europe", a expliqué le chef de la diplomatie allemande, qui s'est félicité que la quasi totalité des membres de l'UE aient déjà accepté de se soumettre à des règles budgétaires plus strictes.

"Je pense qu'il est nécessaire que cela se poursuive", a commenté le chef de la diplomatie allemande, rappelant cependant qu'il fallait trouver un équilibre impliquant croissance et solidarité entre les Etats.

"Nous devons parvenir à plus de croissance en Europe, cela ne vient pas qu'avec de nouvelles dettes, mais avec de la compétitivité", selon M. Westerwelle, qui a évoqué notamment les secteurs de l'économie numérique et de la politique énergétique.

Insistant sur la solidarité, il a conclu: "Les Etats forts de l'Europe n'iront pas bien sur le long terme si les pays faibles ne vont pas bien".

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