Wall Street ne jure plus que par les banques centrales

Wall Street a débuté septembre en trombe et atteint des niveaux plus vus depuis fin 2007, voire 2000 pour le Nasdaq, les courtiers se délectant des mesures annoncées par la Banque centrale européenne (BCE) et espérant que son homologue américaine emprunte le même chemin. [GETTY IMAGES NORTH AMERICA] Wall Street a débuté septembre en trombe et atteint des niveaux plus vus depuis fin 2007, voire 2000 pour le Nasdaq, les courtiers se délectant des mesures annoncées par la Banque centrale européenne (BCE) et espérant que son homologue américaine emprunte le même chemin. [GETTY IMAGES NORTH AMERICA]

Wall Street a débuté le mois de septembre en trombe et atteint des niveaux plus vus depuis fin 2007, voire 2000 pour le Nasdaq, les courtiers se délectant des mesures annoncées par la Banque centrale européenne (BCE) et espérant que son homologue américaine emprunte le même chemin.

Au cours des quatre dernières séances, lundi étant férié aux Etats-Unis, le Dow Jones Industrial Average, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a gagné 1,65%. Il a terminé vendredi à 13.306,64 points, un plus haut depuis décembre 2007.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a pour sa part grimpé de 2,26% à 3.136,42 points, retrouvant ainsi des sommets plus vus depuis janvier 2008.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a de son côté progressé de 2,23%, pour finir à 1.437,92 points, se hissant à un niveau qu'il n'avait plus connu depuis novembre 2000, au moment de l'éclatement de la bulle internet.

Les investisseurs avaient les yeux rivés sur la conférence de presse de Mario Draghi, le président de la BCE, jeudi. Et "ils n'ont pas été déçus", gardant le sentiment que "les risques sur l'Europe disparaissaient", a souligné Andrew Fitzaptrick, de Hinsdale Associates.

L'institution européenne a en effet annoncé une série de mesures exceptionnelles visant à enrayer la crise de la zone euro, incluant notamment un programme illimité de rachat de dette des pays ayant du mal à se financer sur les marchés, comme l'Espagne et l'Italie.

De l'autre côté de l'Atlantique ont parallèlement été diffusés des signes encourageants sur l'économie américaine: les créations de postes se sont avérées plus importantes que prévu dans le secteur privé en août selon l'enquête mensuelle ADP et l'activité dans les services mesurée par l'indice ISM a accéléré sa progression en août.

Alors que les courtiers de Wall Street avaient choisi l'attentisme en début de semaine, ils ont réagi vivement à ces nouvelles, faisant bondir les indices.

Puis vendredi sont arrivés les chiffres officiels de l'emploi aux Etats-Unis.

Et ils étaient "amers", selon Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management: si le taux de chômage a bien reculé, à 8,1%, ce n'est pas grâce à la création massive d'emplois mais à la sortie de millions de personnes de la population active.

Toutefois, loin de désespérer les courtiers, cette nouvelle mitigée leur a donné une raison de se réjouir: "Cela donne plus d'espace à la Réserve fédérale pour stimuler l'économie", a expliqué M. Fizpatrick.

Les investisseurs scruteront donc très attentivement la prochaine réunion de la banque centrale américaine, les 12 et 13 septembre.

Ils garderont également un oeil mercredi sur la conférence de presse d'Apple qui doit, selon les rumeurs, présenter une nouvelle version de son iPhone.

Si cet événement ravit les observateurs, "cela pourrait créer un sentiment d'optimisme sur les marchés avec l'idée qu'Apple pourrait emmener dans son sillage le reste" de la Bourse, a noté M. Fitzpatrick.

 

 

 

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