Espagne, un sauvetage possible soumis à un calendrier

La zone euro pourrait exiger de l'Espagne, en échange d'un sauvetage global de son économie, un calendrier précis de mesures se fondant sur des recommandations déjà faites par Bruxelles, a indiqué mardi une source européenne au fait des discussions. [AFP] La zone euro pourrait exiger de l'Espagne, en échange d'un sauvetage global de son économie, un calendrier précis de mesures se fondant sur des recommandations déjà faites par Bruxelles, a indiqué mardi une source européenne au fait des discussions. [AFP]

La zone euro pourrait exiger de l'Espagne, en échange d'un sauvetage global de son économie, un calendrier précis de mesures se fondant sur des recommandations déjà faites par Bruxelles, a indiqué mardi une source européenne au fait des discussions.

"L'accent va être mis sur le calendrier", a indiqué cette source interrogée sur les conditions d'un éventuel plan de sauvetage pour l'Espagne.

Le commissaire en charge des Affaires économiques Olli Rehn avait déjà affirmé ce week-end que "la conditionnalité (pour une éventuelle aide à l'Espagne) serait fondée sur les recommandations macroéconomiques de la Commission, qui vont déjà assez loin en terme d'objectifs de réduction budgétaire et de réformes structurelles".

Un sauvetage global de l'Espagne devrait passer par une action concertée de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds de soutien de la zone euro (FESF), qui achèteraient tous deux des obligations espagnoles lors d'une émission de dette ou directement sur le marché.

La BCE vient de dévoiler son nouveau programme d'achat d'obligations pour les pays fragiles où elle exige "l'établissement d'un mémorandum posant les conditions et approuvé par le pays concerné", a rappelé M. Rehn.

"La Commission se tient prête à apporter son aide dans l'établissement et le suivi des conditions", a ajouté le commissaire européen.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a réaffirmé lundi soir qu'il n'avait toujours pas décidé de demander ou non un sauvetage financier pour son pays, assurant que, s'il le faisait, il refuserait qu'on lui dicte les coupes budgétaires à mener.

Il souhaite en outre profiter de la détente actuelle des marchés, suscitée par les annonces de la BCE, pour prendre son temps.

Vous aimerez aussi

Le premier ministre grec Alexis Tsipras et le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, le 8 février 2018 à Athènes [ANGELOS TZORTZINIS / AFP/Archives]
Économie Crise de la dette : l'odyssée grecque proche de la fin
Conflit social SNCF : «Ce n'est pas aux Français de payer cette dette-là», estime Damien Abas, député LR
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à la sortie du Conseil des ministres, le 11 avril 2018 [LUDOVIC MARIN / AFP/Archives]
Mouvement social Le gouvernement hausse le ton dans le conflit à Air France

Ailleurs sur le web

Derniers articles