Le Premier ministre finlandais évite de pousser l'Espagne vers le sauvetage

Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a soutenu mardi l'Espagne dans sa lutte pour sortir d'une situation "injuste" d'extrême tension sur les marchés et assuré qu'il ne pousserait pas le pays à demander un sauvetage global de son économie. [AFP] Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a soutenu mardi l'Espagne dans sa lutte pour sortir d'une situation "injuste" d'extrême tension sur les marchés et assuré qu'il ne pousserait pas le pays à demander un sauvetage global de son économie. [AFP]

Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a soutenu mardi l'Espagne dans sa lutte pour sortir d'une situation "injuste" d'extrême tension sur les marchés et assuré qu'il ne pousserait pas le pays à demander un sauvetage global de son économie.

"Je ne donnerai aucun conseil au chef du gouvernement (Mariano) Rajoy mais je suis intéressé par sa vision de la situation et comment nous pouvons avancer", a déclaré M. Katainen lors d'une conférence organisée à Madrid, où il rencontrera dans la journée le dirigeant conservateur espagnol.

L'Espagne, qui bénéficie déjà depuis juin d'une promesse d'aide de la zone euro de 100 milliards d'euros pour ses banques, est sous pression pour demander un sauvetage financier plus large.

M. Katainen a rejeté mardi toute "spéculation" sur de nouveaux plans d'aide, comme celui que pourrait demander la quatrième économie de la zone euro, plongée dans la récession et frappée par un taux de chômage record (24,63%).

"Nous devons tous nous concentrer sur les opportunités permettant d'éviter de nouveaux plans de sauvetage", a-t-il ajouté.

Strict défenseur de la discipline budgétaire, M. Katainen avait joué un rôle important, marqué par ses réticences, lors des négociations autour de l'aide aux banques espagnoles.

La Finlande a fini par l'entériner mais en échange de larges garanties.

M. Katainen s'est montré plus conciliant, mardi.

"Je suis tout à fait d'accord: la situation est injuste", a-t-il admis en référence à la méfiance que rencontre l'Espagne sur les marchés, la forçant à payer très cher pour se financer.

"L'Espagne mériterait des taux d'intérêt plus bas après avoir mis en oeuvre autant de mesures d'austérité", a-t-il lancé.

Le gouvernement conservateur de M. Rajoy a entrepris un effort de rigueur historique, avec lequel il espère récupérer 102 milliards d'euros d'économies d'ici 2014 afin de réduire son déficit public.

Alors que la Banque centrale européenne (BCE) vient de dévoiler son nouveau programme d'achat d'obligations pour les pays fragiles de la zone euro, Espagne en tête, Mariano Rajoy a assuré lundi n'avoir "pas encore pris de décision" sur son eventuelle participation à ce programme.

Vous aimerez aussi

Le premier ministre grec Alexis Tsipras et le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, le 8 février 2018 à Athènes [ANGELOS TZORTZINIS / AFP/Archives]
Économie Crise de la dette : l'odyssée grecque proche de la fin
Conflit social SNCF : «Ce n'est pas aux Français de payer cette dette-là», estime Damien Abas, député LR
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à la sortie du Conseil des ministres, le 11 avril 2018 [LUDOVIC MARIN / AFP/Archives]
Mouvement social Le gouvernement hausse le ton dans le conflit à Air France

Ailleurs sur le web

Derniers articles