Incidents sur des vols Ryanair : l'Espagne veut plus d'inspections

Un appareil de la compagnie Ryanair au décollage [Josep Lago / AFP/Archives] Un appareil de la compagnie Ryanair au décollage [Josep Lago / AFP/Archives]

Après une série d'incidents survenus sur des vols Ryanair cet été, le gouvernement espagnol a exprimé dimanche sa volonté de pouvoir mener des inspections "plus intenses" sur les appareils de la compagnie à bas coûts irlandaise qui opèrent "fondamentalement en Espagne".

"Compte tenu de cette réalité, du fait que ces avions opèrent fondamentalement en Espagne, l'autorité espagnole devrait avoir la possibilité de mener cette supervision, ce contrôle, ces inspections de façon plus intense", a déclaré devant les médias le secrétaire d'état aux Infrastructures Rafael Catala.

"Et c'est ce que nous sommes en train de demander", a-t-il ajouté.

Le ministère de l'Equipement a demandé par écrit au Commissaire européen des Transports, Siim Kallas, ainsi qu'aux autorités irlandaises de l'aviation civile la tenue d'une réunion pour aborder cette question, a précisé à l'AFP une source au ministère.

Il s'agirait de permettre aux pays membres de l'Union européenne de renforcer leur pouvoir de contrôle sur les appareils de compagnies d'autres pays opérant un volume élevé de vols sur leur territoire.

Samedi, un vol Ryanair reliant Bristol, en Grande-Bretagne, à l'aéroport de Reus, dans le nord-est de l'Espagne, "a rencontré un possible problème avec l'un des moteurs et le pilote a décidé de changer sa trajectoire pour atterrir" à l'aéroport du Prat, à Barcelone, à une centaine de kilomètres de sa destination, a indiqué la compagnie dans un communiqué.

"L'appareil s'est posé normalement", a-t-elle précisé.

Un nouvel incident est survenu dimanche sur un vol qui devait relier Paris Beauveais, en France, à Tenerife, dans l'archipel des Canaries.

L'avion "a demandé à atterrir en raison de problèmes techniques" à l'aéroport de Madrid Barajas, la capitale espagnole, a-t-il confirmé à l'AFP.

"Une alerte locale a été déclenchée, conformément au protocole", a-t-il ajouté. "L'avion a touché terre à 14h43 (12h43 GMT) et une fois qu'il a été vérifié qu'il n'y avait aucun problème", l'alerte a été levée.

Ryanair a confirmé dimanche soir que ce vol transportant 159 passagers avait rencontré "un petit problème technique", sans en préciser la nature.

"Par mesure de précaution, il a été dévié vers Madrid où les ingénieurs l'ont inspecté avant qu'il ne reparte vers Tenerife avec un retard d'environ deux heures", précise la compagnie dans un communiqué.

Le gestionnaire d'aéroports Aena a fait état récemment de plusieurs incidents survenus sur des vols de la compagnie, qui a notamment demandé trois atterrissages d'urgence en juillet pour manque de carburant. Une enquête a été ouverte.

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre espagnole de l'Equipement, Ana Pastor le 11 septembre, et publiée sur le site de Ryanair, son PDG, Michael O'Leary, affirmait que "des compagnies aériennes espagnoles, dont Iberia et Vueling, rencontrent le même volume d'incidents de routine" que la compagnie par rapport au nombre total de vols.

Toutes "fournissent exactement la même excellente sécurité en vol que Ryanair", ajoutait-il.

"Ryanair n'est pas une compagnie +étrangère+", se défendait-il encore. "Nous sommes une compagnie européenne avec exactement les mêmes droits, attributions et obligations quant à la sécurité que toutes les autres compagnies européennes, y compris Iberia, Vueling, BA, Lufthansa et Air France".

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