Merkel mise sur la demande pour contribuer à la croissance

La chancelière Angela Merkel en conférence de presse, le 17 septembre 2012 à Berlin [John Macdougall / AFP] La chancelière Angela Merkel en conférence de presse, le 17 septembre 2012 à Berlin [John Macdougall / AFP]

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé lundi que l'Allemagne misait sur la consommation pour soutenir la croissance du pays dans un "environnement incertain", lors d'une conférence de presse.

"L'Allemagne soutient une politique qui n'est pas seulement basée sur une réduction des dépenses et sur la rigueur budgétaire (...) Nous voulons freiner notre niveau d'endettement, mais si nous menons trop de coupes budgétaires, alors l'Allemagne augmenterait ses déséquilibres et pénaliserait la consommation", a affirmé Mme Merkel devant la presse.

Nous essayons d'aborder la question de la "consommation, à travers notamment une réduction des cotisations de retraite et une réformes de la fiscalité, tout ce qui permet de renforcer la croissance et de réduire les déséquilibres" avec les autres pays européens, a poursuivi Mme Merkel.

Mais elle a exclu de laisser s'envoler le coût du travail en Allemagne, sinon le pays "perdrait sa compétitivité à l'export".

Sur la question de la politique européenne, Mme Merkel a estimé que "nous devons montrer que nous avons tiré les leçons du passé, qui n'a pas été bon, et qu'à l'avenir nous respecterons le pacte budgétaire", ajoutant que "quand le niveau d'endettement est si haut, les marchés financiers sont inquiets de savoir s'ils peuvent investir leur argent en Europe".

"Notre polique doit être dirigée en direction de la croissance, ce qui doit nous mener à des réformes de structures, car ces réformes ne coûtent pas d'argent, mais ouvrent des perspectives économiques", a souligné Mme Merkel.

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