La Grèce table sur un déficit de 1,2% du PIB hors service de la dette

Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras en conférence de presse, le 5 juillet 2012 à Athènes [Angelos Tzortzinis / AFP/Archives] Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras en conférence de presse, le 5 juillet 2012 à Athènes [Angelos Tzortzinis / AFP/Archives]

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a prédit mardi un déficit public un peu plus important que prévu en 2012 du fait de la récession, mais jugé la Grèce en "bonne voie" de réussir son ajustement budgétaire à condition que plus de temps lui soit donné.

S'exprimant lors d'une conférence économique gréco-chinoise, M. Stournaras a tablé sur un déficit budgétaire primaire (hors service de la dette) de 1,5% en fin d'année 2012, contre un objectif de 1% fixé au départ par le plan de redressement dicté par l'UE et le FMI.

Affirmant que la troïka représentant les créanciers UE-BCE-FMI du pays avait pris acte de cet écart, il l'a imputé à l'ampleur de la récession, qui doit selon lui "dépasser 6%" pour 2012, ainsi qu'aux "sérieux retards" provoqués par les deux législatives successives de mai et juin. Durant cette période, les réformes ont été gelées ainsi que l'activité économique du pays.

Mais le nouveau gouvernement "a agi vite, et nous sommes sûrs que le budget de 2012 est dans ses grandes lignes en bonne voie", a-t-il relevé. Hors service de la dette, "nous avons atteint les deux tiers de l'objectif d'ajustement budgétaire" assigné au pays, a-t-il affirmé.

Soulignant toutefois que la récession allait se poursuivre, pour atteindre un recul cumulé du PIB qu'il a estimé à 25% entre 2008 et 2014, il a plaidé pour que plus de temps soit donné au pays pour redresser ses comptes.

"Le calendrier de cet ajustement doit prendre en compte les conditions de l'économie réelle", a-t-il lancé, alors que le Premier ministre Antonis Samaras vient de confirmer, pour la première fois publiquement dans un entretien au Washington Post samedi, qu'Athènes réclamait deux ans de plus, jusqu'en 2016, pour atteindre un déficit public inférieur à 3% du PIB.

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