Le FMI conseille à l'Espagne de "ralentir" l'assainissement budgétaire

Christine Lagarde, le 9 septembre 2012 à Vladivostok [Yuri Kadobnov / AFP/Archives] Christine Lagarde, le 9 septembre 2012 à Vladivostok [Yuri Kadobnov / AFP/Archives]

Le FMI estime que l'Espagne devrait "ralentir" le rythme de l'assainissemnent de ses finances publiques, a estimé lundi sa directrice générale, Christine Lagarde, tout en rappelant que le pays n'était pas sous assistance financière du Fonds.

"Quand c'est nécessaire et possible, (il faut) réduire le rythme de l'ajustement budgétaire. C'est certainement une position que nous avons soutenue dans le cas du Portugal et de l'Espagne", a déclaré Mme Lagarde lors d'un discours à Washington.

En proie à d'importantes difficultés financières, l'Espagne se refuse à demander une aide internationale et mais a annoncé en juillet un plan d'économie drastique destiné à récupérer 65 milliards d'euros avant la fin 2014, notamment en augmentant la TVA, afin de ramener son déficit sous la barre des 3% de son produit intérieur brut.

En juillet, le FMI avait salué ce plan comme étant un "pas dans la bonne direction".

S'exprimant plus généralement sur les plans d'austérité mis en oeuvre dans les trois pays de la zone euro sous assistance financière (Irlande, Grèce, Portugal), Mme Lagarde a estimé que ces plans devaient être appliqués "de la manière la plus judicieuse et souple possible".

La patronne du Fonds a notamment appelé les autorités à se concentrer davantage sur les "mesures" politiques que sur les "objectifs" chiffrés, notamment en terme de réduction des déficits.

"Il y a des circonstances économiques qui sont telles que les objectifs ne seront pas atteints", a précisé Mme Lagarde.

Le FMI s'est récemment déclaré favorable à une extension du délai accordé à la Grèce, en butte à de graves difficultés, pour ramener son déficit public à 2,1% du PIB, contre 7,3% prévus en 2012.

Athènes est actuellement en négociation avec la troïka des bailleurs internationaux (Commission Européenne, FMI et Banque centrale européenne) pour finaliser un plan d'économies de 11,5 milliards d'euros, condition au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

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