Petroplus: horizon bouché pour une reprise

Un salarié de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne le 24 février 2012 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives] Un salarié de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne le 24 février 2012 [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

Un responsable de Total a jugé lundi que les offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, n'étaient pas "extrêmement sérieuses" et que les deux candidats, APG et NetOil, étaient inconnus dans le secteur, ajoutant aux doutes qui pèsent sur ces sociétés.

"Quand je vois le nom des acquéreurs (potentiels, ndlr), je ne suis pas certain que ces offres soient extrêmement sérieuses", a déclaré le directeur financier du groupe Patrick de La Chevardière à des journalistes, en marge de présentations aux investisseurs à Londres.

"Je ne peux pas faire de commentaires à propos de ces personnes, mais nous ne les connaissons pas, ce qui est curieux", s'est-il contenté d'ajouter.

Le tribunal de commerce de Rouen doit statuer le 2 octobre sur le sort de la raffinerie de Petit-Couronne.

Deux candidats sont pour le moment en lice: Alafandi Petroleum Group (APG) basé à Hong-Kong et NetOil dont le siège est à Dubaï. Mais de nombreux doutes sont apparus ces dernières semaines sur la crédibilité de ces deux sociétés, et le tribunal leur a demandé de fournir d'ici cette date-limite des preuves de leur capacité technique et financière à reprendre et exploiter le site.

Ouverte en 1929, cette raffinerie de 550 salariés a été placée en redressement judiciaire le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison mère, le raffineur suisse Petroplus.

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