La Grèce examine une restructuration de ses créances

Un drapeau grec flotte à côté d'une statue antique à Athènes [Aris Messinis / AFP/Archives] Un drapeau grec flotte à côté d'une statue antique à Athènes [Aris Messinis / AFP/Archives]

La Grèce examine une possible restructuration de ses créances souveraines détenues par la Banque Centrale Européenne (BCE) pour combler son déficit de financement, a indiqué mardi le ministère grec des Finances.

Cette option, débattue en coulisses depuis des semaines parmi les partenaires et prêteurs du pays, a été évoquée par le ministre-adjoint des Finances, Christos Staikouras, dans une réponse à une question parlementaire, rendue publique mardi par son ministère.

"Des obligations grecques d'une valeur d'environ 28 milliards d'euros et détenues par l'Eurosytème arriveront à maturité entre 2013 et 2016", mentionne le ministre dans ce document.

"Pour faire face au trou de financement" auquel est confronté le pays au vu des retards pris pour son ajustement budgétaire, "la possibilité d'ajournement des maturations de ces obligations sera examinée, dans le cadre des limites juridiques du traité de Lisbonne", ajoute-t-il.

Le représentant grec au Fonds monétaire international, Thanos Katsambas, avait lui aussi plaidé pour une telle restructuration la semaine dernière, alors que la nécessité d'un troisième plan de soutien à la Grèce gagne du terrain parmi ses partenaires et prêteurs.

La patronne du FMI, Christine Lagarde, l'a confirmé lundi à Washington en mettant en avant un "problème de financement du pays" et soulignant que le problème de la dette grecque "devra être réglé".

A Bruxelles, une source européenne a confirmé qu'il faudra "réévaluer la situation" compte tenu du trou de financement auquel est confronté Athènes.

"Le bilan est en train d'être fait sur les progrès, les retards et les besoins de la Grèce. Cela va permettre de recalibrer les choses. On peut appeler cela un troisième programme d'aide ou un deuxième programme réajusté mais on sait très bien qu'on est en train de réévaluer la situation", a-t-elle affirmé.

Quant à l'évaluation chiffrée de ce trou de financement, elle dépend du rapport de la troïka, a-t-elle insisté, mettant en garde contre les chiffres "faux" qui circulent alors même que la mission des bailleurs de fond n'a pas pris fin.

Interrogé sur des informations de presse évoquant un trou de financement de 30 milliards d'euros, un porte-parole de la Commission européenne a jugé mardi ce chiffre "erroné" tout en balayant les rumeurs sur un troisième plan d'aide.

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