Le gouvernement grec va boucler les mesures de rigueur

Des manifestants contre l'austérité entourent le Parlement, le 26 septembre 2012 à Athènes [ / AFP] Des manifestants contre l'austérité entourent le Parlement, le 26 septembre 2012 à Athènes [ / AFP]

Les trois alliés de l'exécutif grec de coalition ont entamé jeudi une réunion pour tenter de boucler, après des semaines d'atermoiements, un nouveau train de mesures d'économies conditionnant le maintien de la Grèce sous perfusion UE-FMI.

Au cours de cette rencontre, au palais du gouvernement, le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, doit s'employer à arracher l'accord de ses partenaires, le socialiste Evangélos Vénizélos et Fotis Kouvelis, dirigeant de la gauche modérée, à ce plan qui prévoit des économies budgétaires de plus de 11,5 milliards d'euros et une hausse des revenus de 2 milliards.

La presse ne se hasardait pas à prédire un tel accord, en dépit de la nécessité absolue, pour Athènes, d'aller vite: le gouvernement doit présenter lundi son avant-projet de budget pour 2013, et l'objectif est d'avoir fait voter les nouvelles mesures au parlement avant le sommet européen du 18 octobre.

"Le temps est écoulé" titrait le libéral Kathimérini, tout en estimant "difficile que les trois dirigeants s'entendent sur des décisions finales au vu de leurs divergences". "Le compte à rebours est enclenché", titrait aussi le socialiste Ethnos.

M. Samaras avait donné mardi soir son aval à la copie du ministère des Finances, prévoyant notamment selon les médias la suppression de 15.000 postes de fonctionnaires d'ici deux ans, en sus de nouvelles coupes dans des salaires publics, certaines retraites et prestations sociales.

Mais le Dimar de M. Kouvelis a confirmé mercredi soir ses réticences face aux départs prévus des fonctionnaires, qui irritent aussi les socialistes.

Autre problème, selon le site capital.gr: sous pression des créanciers du pays, le ministère a prévu d'appliquer le plus gros des coupes, de l'ordre de 7,5 milliards, en 2013, alors même que le pays continue à s'enfoncer dans la récession et que la grogne sociale monte.

Plus de 50.000 personnes ont ainsi manifesté contre le nouveau plan mercredi dans le pays, en marge d'une grève générale de 24 heures.

Les mesures doivent encore être avalisées par la troïka des créanciers du pays (UE,BCE,FMI), attendue dimanche à Athènes pour reprendre les discussions.

En contrepartie de ce nouveau tour de vis, la Grèce attend le versement d'une tranche de prêts de 31,5 milliards d'euros, et espère obtenir un délai de deux ans renvoyant à 2016 son ajustement budgétaire, ainsi que les moyens de financer ce sursis.

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