Les défis du Mondial de l'automobile

Vue de l'entrée du Mondial de l'automobile le 18 septembre 2012 à Paris [Eric Piermont / AFP] Vue de l'entrée du Mondial de l'automobile le 18 septembre 2012 à Paris [Eric Piermont / AFP]

Le salon automobile de Paris ouvre ses portes jeudi à la presse, dans un contexte morose lié au marasme des marchés ouest-européens qui pèse tout particulièrement sur les constructeurs français, PSA Peugeot Citroën et Renault.

PSA, en difficultés financières, a déjà mis en place une série de mesures pour réduire ses coûts face à la baisse des ventes de voitures en France, en Espagne et en Italie, dont il dépend beaucoup.

Il veut notamment supprimer 8.000 postes en France et fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, mais aussi économiser plusieurs milliards d'euros, en espérant se redresser à partir de 2014.

Renault n'en est pas là mais la crise ne l'épargne pas. "Etant donné la dégradation des marchés européens, qui représentent 50% de nos volumes, notre prévision d'augmenter nos ventes mondiales cette année est (...) fortement sous pression", déclare son patron Carlos Ghosn dans un entretien au Figaro.

Le groupe a révisé en baisse ses prévisions de marché pour l'Europe, qu'il voit à présent en baisse de 8%, et en France, qui devrait plonger de 13%.

Le gouvernement français veut pourtant croire à l'avenir de la filière, qui revendique, directement et indirectement, un emploi sur dix en France.

Le ministre de l'Industrie Arnaud Montebourg se rendra au salon une première fois jeudi, puis le lendemain avec le président de la République François Hollande, ainsi que samedi, jour de l'ouverture au public.

Les constructeurs étrangers ne sont pas épargnés. Ford, qui prévoit de perdre un milliard de dollars sur le Vieux continent cette année, a annoncé cette semaine la suppression de plusieurs centaines d'emplois administratifs et commerciaux grâce à des départs volontaires.

Des inquiétudes pèsent aussi sur l'avenir du site de Bochum d'Opel, la filiale allemande du géant General Motors.

Le maintien de la présence industrielle de Fiat en Italie semble aussi incertain. L'annonce de l'abandon d'un vaste plan d'investissement dans le pays a fait l'effet d'une bombe, Fiat étant accusé de privilégier les Etats-Unis via son partenaire Chrysler. Son patron, Sergio Marchionne, a cherché à rassurer depuis, s'engageant à "sauvegarder la présence industrielle du groupe en Italie".

Quelques constructeurs vont à contre-courant de la morosité ambiante, comme le japonais Toyota qui compte être rentable cette année en Europe et y augmenter ses ventes.

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