Le groupe français Wendel voulait éviter d'alerter le fisc

Le logo du groupe d'investissement Wendel. Le logo du groupe d'investissement Wendel.[ERIC PIERMONT / AFP]

Le groupe Wendel, dont 14 cadres font l'objet d'une information judiciaire pour fraude fiscale, avait proposé d'indemniser ses collaborateurs "pour ne pas attirer inutilement l'attention" du fisc, selon un document publié dimanche par le Parisien.

Dans la "convention de transaction", proposée à ses cadres, datée de janvier 2009, Wendel admet qu'alors que "l'action Wendel perdait de plus en plus de valeur, les coinvestisseurs se sont retrouvés dans l'impossibilité de revendre leur participation sur le marché".

"Première raison" évoquée pour expliquer cette impossibilité, selon le document authentifié par une source proche du dossier : "ne pas attirer inutilement l'attention des autorités fiscales".

"Le document a été préparé à la suite d'un audit comptable", la direction proposait d'indemniser ses collaborateurs", a précisé à l'AFP la source proche du dossier. Approuvée par le Conseil de surveillance du groupe, la convention n'a finalement pas été signée en raison de l'opposition de dernière minute d'un de ses dirigeants, selon cette source.

Le parquet de Paris a ouvert fin juin une information judiciaire à la suite d'une série de plaintes de l'administration fiscale contre 14 responsables et anciens cadres de la société d'investissement Wendel parmi lesquels figurent le président du conseil de surveillance, Ernest-Antoine Seillière, l'ex-président du directoire du holding Jean-Bernard Lafonta et Bernard Gautier, membres du directoire.

Une perquisition a été menée le 25 septembre au siège du groupe et au domicile des 14 personnes dans le cadre de cette enquête.

Bercy leur reproche de s'être "volontairement soustraits à l'établissement et au paiement de l'impôt" après avoir constaté des "infractions fiscales graves et intentionnelles consistant en la minoration de la déclaration d'ensemble des revenus de l'année 2007".

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