EADS/BEA : l'Allemagne ne demande pas à entrer au capital

Montage photo avec le logo d'EADS et celui de BAE Systems à côté d'un drapeau britannique [Christof Stache / AFP/Archives] Montage photo avec le logo d'EADS et celui de BAE Systems à côté d'un drapeau britannique [Christof Stache / AFP/Archives]

L'Allemagne ne demande pas à entrer au capital de la société qui naîtrait de la fusion entre les géants européens de l'aéronautique et de la défense EADS et BAE Systems, rapporte mardi Le Figaro.

La presse allemande prête depuis plusieurs jours à Berlin l'intention de monter au capital de la future société pour maintenir la parité avec la France, déjà actionnaire d'EADS et qui ne compte pas se désengager.

D'après le Figaro, qui cite "une bonne source", "l'Etat allemand ne demande pas à entrer au capital", dans les exigences qu'il a transmises à EADS.

Berlin, Paris et Londres -- qui dispose d'une "golden share" dans BAE Systems-- ont un droit de veto sur la fusion.

A côté de garanties sur l'emploi, les sites industriels, la recherche et le développement, Berlin a des demandes qui relèvent "davantage du symbole et de l'affichage comme par exemple de nommer des administrateurs allemands", d'après un proche d'EADS cité par le Figaro.

Interrogé, EADS n'a pas été en mesure de faire de commentaire.

EADS, maison-mère d'Airbus, et le britannique BAE Systems, numéro un européen de la défense, ont confirmé le 12 septembre, après une fuite dans la presse, qu'ils travaillaient à un rapprochement. Ils comptent présenter les détails de leur projet de fusion aux autorités britanniques de régulation des marchés le 10 octobre.

La montée de l'Allemagne au capital aux côtés de la France serait allée à contresens du projet, qui vise à desserrer l'emprise des Etats sur EADS, et aurait placé Londres en position difficile.

Le gouvernement britannique préfère en effet la solution proposée par les deux compagnies d'une "action spéciale", qui permettrait aux trois capitales européennes de s'opposer à toute prise de participation de plus de 15%.

Pour Tom Enders et Ian King, les patrons d'EADS et du groupe britannique, la nouvelle entreprise doit pouvoir être acceptée par le Pentagone, qui se méfie des sociétés semi-publiques.

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