La CGT propose un plan B pour contrer le "plan Varin"

Un ouvrier de PSA porte des badges de la CGT et contre la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, le 13 juillet 2012 à Paris [Thomas Samson / AFP/Archives] Un ouvrier de PSA porte des badges de la CGT et contre la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, le 13 juillet 2012 à Paris [Thomas Samson / AFP/Archives]

La CGT du groupe PSA a présenté lundi son "plan B" pour contrer "le plan Varin" et ses 8.000 suppressions de postes, qui permettrait de maintenir tous les sites du constructeurs automobile via notamment un apport de capital de 1,5 milliard d'euros de la famille Peugeot.

La CGT, s'appuyant sur le rapport du cabinet d'expertise Secafi (mandaté par les représentants du personnel), et le rapport Sartorius (commandé par le gouvernement), souligne la nécessité d'une restructuration financière et préconise un apport de 1,5 milliard d'euros au capital de PSA de la famille Peugeot et de ses sociétés financières FFP et Peugeot Frères.

"Quand (le président du directoire Philippe) Varin a voulu rattraper le retard de la globalisation, l'argent qu'il attendait des marchés européens n'était plus là", avec des ventes en berne "en raison de la politique d'austérité européenne", l'argent avait "été dilapidé par les actionnaires", via 6 milliards d'euros de dividendes et de rachats d'actions au cour des 13 dernières années, a expliqué à la presse Bruno Lemerle, délégué PSA.

Le plan annoncé en juillet par le constructeur automobile "ne répond pas aux enjeux financiers auxquels le groupe PSA est confronté", "pour la seule fermeture d'Aulnay, le rapport Secafi indique un coût indicatif de 250 millions d'euros qui plomberait les comptes PSA jusqu'en 2017".

Selon la CGT, la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois en 2014 n'est "ni inéluctable ni industriellement justifiée" et entraîne par ailleurs des surcharges sur certains sites (Sochaux).

La CGT PSA propose pour le volet industriel un scénario permettant la répartition des productions entre les sites, y compris celui de Seine-Saint-Denis, en utilisant la souplesse du site de Mulhouse.

La CGT a demandé au cabinet Secafi l'étude de ce scénario qui conclut, selon le syndicat, à sa faisabilité. Ce scénario, qui permet de faire tourner toutes les usines, nécessite 97 millions d'investissements, dont 20 millions de frais transitoires, amortis sur 7 ans.

Pour le volet social, la CGT PSA veut réduire le nombre de suppressions d'emplois, et sécuriser les transitions professionnelles et les fins de carrière. Elle prône un système de préretraite-pénibilité à partir de 55 ans.

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