Mondial 2022 : Eiffage espère construire un ou deux stades

Pierre Berger le PDG d'Eiffage lors d'une conférence de presse le 24 février 2012 à paris [Eric Piermont / AFP/Archives] Pierre Berger le PDG d'Eiffage lors d'une conférence de presse le 24 février 2012 à paris [Eric Piermont / AFP/Archives]

Le groupe français de BTP et de concessions Eiffage espère construire un ou deux stades au Qatar, pays qui a obtenu l'organisation du Mondial-2022 de football.

"Il faut s'en occuper. On espère faire un ou deux stades pour le Mondial-2022", a déclaré jeudi Pierre Berger, le PDG d'Eiffage, lors d'une conférence de presse au lendemain de la publication des résultats 2012 du numéro 3 français du BTP.

M. Berger a révélé qu'une délégation qatarienne a visité le nouveau stade de Lille, construit et exploité par Eiffage, le premier en France à disposer d'un toit rétractable, ce qui sera indispensable au Qatar en raison de la chaleur régnant dans ce pays.

Mais si Eiffage n'obtenait pas la construction d'un stade, le groupe serait prêt à faire une alliance, via une société commune, avec un de ses rivaux français Bouygues ou Vinci, très implanté dans ce pays et ayant à son capital des investisseurs qataris.

Car, selon M. Berger, Eiffage est le premier groupe européen pour les charpentes métalliques, une compétence que n'ont pas ses deux rivaux, alors que les Qataris souhaitent utiliser celles-ci pour leurs stades.

En France, Eiffage a rencontré la Fédération française de rugby (FFR) qui envisage de construire son futur Grand Stade de 82.000 places sur le site de Ris-Orangis (Essonne).

Eiffage, qui a "recueilli les fruits de sa réorganisation en 2012, malgré une conjoncture déprimante, souhaite continuer son rebond en 2013", a indiqué M. Berger.

En 2013 Eiffage prévoit un chiffre d'affaires de 14,2 milliards d'euros, en hausse de 1,4% par rapport à 2012 et une progression du résultat opérationnel courant et du bénéfice net ainsi qu'une réduction de sa dette financière.

Malgré ces prévisions, le titre a terminé la séance de jeudi en baisse de 0,56% à 33,80 euros, dans un marché parisien en hausse de 0,85%.

Eiffage entend surtout faire porter son effort de développement hors d'Europe, notamment en Afrique, au Moyen-Orient et dans les pays pétroliers de l'Asie Centrale.

"J'ai bon espoir d'annoncer deux gros contrats, qui sont finalisés, dans un mois", a affirmé M. Berger.

A moyen terme, Eiffage voudrait faire passer son chiffre d'affaires annuel hors d'Europe de 270 millions d'euros à 1 milliard.

En Chine, Eiffage vient de terminer les ponts polaires des anneaux circulaires de deux centrales nucléaires.

Au Sénégal, le groupe négocie avec le nouveau gouvernement la prolongation d'une dizaine de kilomètres de l'autouroute qu'il construit et exploite entre Dakar et le futur aéroport de la capitale.

Enfin, en France, M. Eiffage se déclare satisfait "des délais" qui sont respectés pour la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes, le grand chantier du groupe, qui va permettre de gagner près de quarante minutes pour les Rennes-Paris et huit minutes pour Nantes-Paris. Elle vient compléter la ligne LGV Paris-Le Mans mise en place en 1989.

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