D'autres restructurations à prévoir pour Air France-KLM

Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe Air France-KLM, qui quitte ses fonctions le 1er juillet, s'adresse pour la dernière fois aux actionnaires réunis en assemblée générale le 16 mai 2013 à Paris [Eric Piermont / AFP] Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe Air France-KLM, qui quitte ses fonctions le 1er juillet, s'adresse pour la dernière fois aux actionnaires réunis en assemblée générale le 16 mai 2013 à Paris [Eric Piermont / AFP]

Des mesures supplémentaires seront probablement nécessaires pour redresser l'activité cargo et le secteur moyen-courrier d'Air France-KLM, a de nouveau estimé jeudi Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe en restructuration depuis janvier 2012.

"Il nous faudra faire preuve de lucidité pour tirer le bilan, le moment venu, de Transform 2015 (plan de restructuration); considérer ce que nous avons réussi et ce qui doit faire l'objet d'efforts supplémentaires", a-t-il déclaré devant les actionnaires réunis en Assemblée générale.

"Compte tenu de la conjoncture actuelle et des premiers résultats, il nous faudra probablement réexaminer assez rapidement la situation de nos activités dans le cargo et le réseau moyen-courrier", a-t-il ajouté.

Jean-Cyril Spinetta, qui cédera le 1er juillet son fauteuil à Alexandre de Juniac, PDG d'Air France, avait prévenu, à l'annonce des mesures de restructuration, que des mesures complémentaires n'étaient pas exclues compte-tenu des difficultés financières du groupe.

Air France-KLM, quatrième groupe mondial en chiffre d'affaires, s'est fixé pour objectif de réduire de deux milliards d'euros ses coûts d'ici la fin 2014 et de réduire également de deux milliards sa dette. A cet effet, il a augmenté l'efficacité économique de 20% de ses personnels et mis en place des plans de départs volontaires pour renouer avec la compétitivité.

M. Spinetta, qui a été ovationné par les actionnaires, s'est toutefois dit convaincu de l'aptitude du groupe à renouer avec la rentabilité.

"Il est possible de surmonter le cycle que nous traversons", a-t-il dit, citant l'exemple des compagnies américaines exsangues après les attentats de septembre 2001.

Bilan "contrasté" des bases en province

"En l'espace de quelques années, c'est sur le réseau domestique qu'elles sont revenues (...). Elles ont réduit les coûts unitaires avec les compagnies low cost, ont fusionné et réduit leur capacité lorsque nécessaire de manière significative", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les intentions de la direction pour les bases de province d'Air France, Alexandre de Juniac a une nouvelle fois expliqué qu'il était trop tôt pour faire un bilan "équitable et raisonnable".

"Le système des bases de province est un système récent. La première a été inaugurée à l'automne 2011, les deux suivantes en avril 2012", a-t-il rappelé, ajoutant que leur bilan était pour l'heure "contrasté".

"Il est bon sur le plan opérationnel, bon sur le plan social, bon sur le plan managérial et discutable sur le plan économique et commercial", a-t-il dit.

Il estime qu'un bilan à l'automne, après au moins une saison d'hiver et d'été, permettrait d'analyser plus finement la situation et "le cas échéant, d'envisager une transformation importante si besoin".

"Nous tirerons les conséquences du bon fonctionnement ou du mauvais fonctionnement de ces bases de province" à ce moment là, a-t-il conclu.

Pour contrer la concurrence des compagnies à bas coûts, Air France a posté des avions et des équipages à demeure à Marseille, Nice et Toulouse afin d'augmenter leur productivité.

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