Bangladesh : Leclerc travaillait avec une usine textile incendiée

Michel-Edouard Leclerc à Saint-Malo (Bretagne), le 8 février 2013 [Damien Meyer / AFP/Archives] Michel-Edouard Leclerc à Saint-Malo (Bretagne), le 8 février 2013 [Damien Meyer / AFP/Archives]

L'enseigne Leclerc était partenaire depuis plus de 10 ans de l'usine textile qui a pris feu au Bangladesh jeudi 9 mai provoquant la mort de huit personnes, selon une information du JDD confirmée à l'AFP par Michel-Edouard Leclerc.

"Oui absolument, nous étions client. Il y a une enquête pour savoir si l'incendie est criminel. Le fournisseur était sous audit social (et socialement en progrès depuis deux ans) mais la poursuite des échanges était conditionnée au résultat d'un audit sécurité en septembre" prochain, explique Michel-Edouard Leclerc, patron de l'enseigne, dans un texto transmis à l'AFP.

Par ailleurs, l'enseigne française s'engage à signer prochainement l'accord sur la sécurité des usines textiles au Bangladesh déjà signés par de grandes marques comme l'italien Benetton, l'espagnol Zara, le britannique Marks and Spencer ou le suédois H&M, a complété un porte-parole du groupe.

L'immeuble de Dacca qui a pris feu et fait 8 morts le 9 mai 2013 [ / AFP/Archives]
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L'immeuble de Dacca qui a pris feu et fait 8 morts le 9 mai 2013
 

Deux semaines après l'effondrement d'un immeuble abritant des ateliers textile qui a fait plus de 1.000 morts, un incendie s'est déclaré dans un immeuble de Dacca abritant des ateliers de confection dont Tung Hai qui est le fournisseur de Leclerc.

Tung Hai avait indiqué sur sa page Facebook que la marque britannique Primark (Associated British Foods) figurait parmi ses clients.

Le géant espagnol Inditex, propriétaire de la marque Zara, avait expliqué pour sa part avoir passé des commandes dans le passé mais ne plus avoir aucun lien avec Tung Hai depuis juin car la direction du groupe "ne répondait pas en conséquence" à un projet visant à améliorer les conditions de travail.

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