La Bourse de Paris termine au-dessus des 4.000 points

Le Palais Brongniart, qui hébergeait autrefois la Bourse de Paris [Joel Saget / AFP/Archives] Le Palais Brongniart, qui hébergeait autrefois la Bourse de Paris [Joel Saget / AFP/Archives]

La Bourse de Paris a terminé en hausse vendredi (+0,56%) et au-dessus du seuil des 4.000 points pour la première fois depuis juillet 2011, soutenue par des indicateurs économiques américains et toujours poussée par les politiques monétaires des banques centrales.

L'indice CAC 40 a pris 22,20 points à 4.001,27 points, dans un volume d'échanges nourri de 4,800 milliards d'euros. La veille, il avait terminé presque stable (-0,08%).

Le marché parisien a dépassé à la mi-journée le seuil des 4.000 points pour la première fois depuis début juillet 2011 et grimpé jusqu'à 4.018,84 points en séance. En clôture, il est au plus haut niveau depuis le 4 juillet 2011 (4.003,11 points).

"Le CAC 40 a un peu hésité à franchir nettement ce seuil qui est surtout psychologique pour le marché", observe Andréa Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Avant de faiblir un peu en fin de séance, le marché parisien avait gagné du terrain dans l'après-midi à la faveur de nouvelles positives en provenance des Etats-Unis et d'une ouverture en hausse de Wall Street.

L'indice composite des indicateurs économiques américains, qui donne une bonne indication sur l'évolution future de la conjoncture, a rebondi en avril tandis que les analystes tablaient sur une stabilisation.

De son côté, le moral des ménages a repris en mai plus de vigueur que prévu, selon l'indice de confiance des consommateurs publié par l'Université du Michigan.

"Ces bonnes nouvelles sont en contraste avec les chiffres d'hier (jeudi, ndlr) mais pour l'heure rien n'arrive à briser l'optimisme des investisseurs et la bonne tendance du marché", souligne M. Tuéni.

Comme ces dernières semaines où ils ont grimpé de manière presque continue, les marchés boursiers sont toujours soutenus par l'espoir de voir les grandes banques centrales poursuivre leurs politiques monétaires accommodantes.

Le Dax à Francfort, tout comme le Dow Jones et l'indice élargi S&P 500 aux Etats-Unis ont récemment atteint des plus hauts niveaux historiques.

Pourtant, Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse, concède que "l'échaffaudage [de la hausse des marchés] est un peu fragile" et affirme que "tout le monde dans les salles de marchés est dans les starting-blocks pour vendre et prendre ses bénéfices", si quelque chose d'inattendu intervenait.

"Potentiellement il faut toujours se méfier, on évolue à des niveaux qui sont très hauts et il peut y avoir des retournements", renchérit M. Tuéni.

Parmi les valeurs, le secteur automobile a grimpé après l'annonce d'un léger rebond en avril des chiffres des ventes de voitures neuves dans l'Union européenne. Renault a pris 3,55% à 61,29 euros, PSA Peugeot Citroën 10,08% à 7,14 euros et Michelin 4,47% à 71,09 euros.

Les banques ont été recherchées, comme BNP Paribas (+1,40% à 46,49 euros), Crédit Agricole (+1,09% à 7,36 euros) et Société Générale (+2,39% à 31,50 euros).

 

Euronext (CAC 40)

 

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