Climat tendu à l'assemblée générale de JPMorgan Chase

Devant le siège de JPMorgan Chase à New York le 2 octobre 2012 [Spencer Platt / AFP/Getty Images/Archives] Devant le siège de JPMorgan Chase à New York le 2 octobre 2012 [Spencer Platt / AFP/Getty Images/Archives]

L'assemblée générale de la banque américaine JPMorgan Chase a débuté mardi à New York dans un climat tendu, alors que de nombreux actionnaires réclament la scission des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général du patron Jamie Dimon.

L'AG a débuté à 10H12 (14H12 GMT) à Tampa, en Floride (sud-est).

Une proposition similaire avait réuni 40% des suffrages l'an dernier, avant que soit connue l'ampleur des pertes de courtage survenues lors de l'affaire de la "baleine de Londres", qui se sont élevées à plus de 6 milliards de dollars et ont miné l'autorité de M. Dimon.

La "baleine" fait référence au surnom d'un ex-trader de la banque, le français Bruno Iksil, qui s'était fait remarquer par ses énormes paris risqués dans les dérivés d'obligations souveraines portant sur des Etats européens.

Le patron de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, le 19 juin 2012 lors de son audition au Congrès à Washington [Saul Loeb / AFP]
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Le patron de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, le 19 juin 2012 lors de son audition au Congrès à Washington
 

Au fur et à mesure de l'aggravation de la crise de la dette en Europe, ces paris ont mal tourné et ont occasionné d'énormes pertes pour la division d'investissement en propre de JPMorgan Chase, même si la première banque américaine en termes d'actifs est elle-même restée largement bénéficiaire.

Le syndicat de fonctionnaires AFSCME, dont le fonds de pension détient des titres JPMorgan, fait partie des investisseurs qui réclament la scission des postes de président et DG de Jamie Dimon, accusé de ne pas avoir su empêcher les pertes de la baleine et d'avoir minimisé l'affaire à ses débuts.

L'intéressé veut clairement conserver ses deux fonctions et aurait même laissé entendre en privé qu'il était prêt à quitter la banque s'il perdait la présidence du conseil d'administration, selon la presse financière américaine.

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