Le tour-opérateur français Fram est "en plein redressement", selon un dirigeant

Une agence du voyagiste Fram, en 2004 à Toulouse [Lionel Bonaventure / AFP/Archives] Une agence du voyagiste Fram, en 2004 à Toulouse [Lionel Bonaventure / AFP/Archives]

Fram, l'un des principaux tour-opérateurs français en proie à d'importantes difficultés financières ces dernières années, est aujourd'hui "en plein redressement", déclare le président de son directoire mardi dans la Dépêche du Midi.

"Nous sommes clairement en plein redressement", dit Daniel Cohen, nommé à la présidence du directoire en février, après la mise à l'écart des fonctions opérationnelles de la famille contrôlant le groupe.

"Avec une nouvelle gouvernance, nous pouvons avancer beaucoup plus vite, avec un plan d'action stratégique à la fois structurel, commercial, social et numérique", ajoute-t-il. L'entreprise, "malgré ses difficultés, avait un bilan extraordinairement sain, avec d'un côté des actifs de près de 130 millions d'euros et de l'autre, des dettes qui ne dépassaient pas 30 millions", souligne-t-il.

Autres atouts, dit-il dans un entretien accordé aux Echos: une "énorme capacité de mobilisation du personnel", "la notoriété de la marque Fram, et une base de clients réguliers, certes qui s'érode, d'environ 500.000 personnes. Avec tout cela, je ne vois pas comment on ne peut pas y arriver ! Le conseil de surveillance m'a donné une feuille de route claire: réussir le repositionnement de Fram; revenir à l'équilibre en 2015; s'assurer que le groupe a suffisamment de fonds propres pour réussir son redressement".

Autrefois florissante, Fram a été durement touchée par les retombées du Printemps arabe. Le groupe a cumulé environ 50 millions d'euros de pertes sur les trois derniers exercices. Il a lancé l'an dernier le premier plan social de son histoire.

Interrogé sur l'éventualité d'un nouveau plan social, M. Cohen assure faire "tout pour qu'on ne parle plus de PSE", plan de sauvegarde de l'emploi, après la suppression de 56 postes en 2012 sur environ 700 en France (et 3.800 dans le monde).

Pour combler ses besoins de trésorerie, Fram a signé un compromis de vente d'un immeuble toulousain pour un montant de 6 millions d'euros, "et nous allons encore céder, si besoin, d'autres actifs de notre patrimoine", dit-il.

Parallèlement, ajoute M. Cohen, "le financement de nos investissements - en premier lieu en informatique et Internet -, soit plus d'une dizaine de millions, implique une levée de fonds avant la fin de l'année auprès de partenaires financiers ou industriels".

"Il faut revoir le modèle économique. FRAM, comme bien d'autres tour-opérateurs, n'a pas vu venir la concurrence d'internet", confie-t-il, soulignant que le tour-opérateur devra faire en sorte qu'internet représente un tiers de ses ventes, contre seulement quelques pour cents aujourd'hui.

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