Le Royaume-Uni pourrait commander 4 EPR à EDF

Le logo du producteur et distributeur d'électricité EDF [Sebastien Bozon / AFP/Archives] Le logo du producteur et distributeur d'électricité EDF [Sebastien Bozon / AFP/Archives]

Le producteur et distributeur d'électricité EDF est proche d'un accord avec le gouvernement britannique sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires dans le pays, même si le point le plus difficile de la négociation reste en suspens, affirme lundi le Wall Street Journal.

Les deux parties se sont mises d'accord "sur toutes les clauses, (...) du cadre juridique à la durée du contrat, sauf sur le prix" minimum d'achat de l'électricité produite, a indiqué une personne partie prenante aux discussions, interrogée sous couvert d'anonymat par le quotidien économique.

Selon le journal, le contrat entre EDF et le gouvernement britannique lierait les deux parties pour 35 ans, alors que le groupe français voulait 40.

Le mois dernier, EDF avait indiqué qu'il prendrait "le temps qu'il faut" pour mener à bien ses discussions avec le gouvernement britannique sur les clauses garantissant la rentabilité de ses projets d'EPR outre-Manche.

"Le partage du risque construction est à peu près calé", avait alors indiqué Dominique Minière, directeur délégué de la production et de l'ingéniérie nucléaire chez EDF.

"La vraie difficulté, c'est d'avoir un +contract for difference+ (contrat de garantie de recettes) qui soit pérenne et ne soit pas balayé par un nouveau gouvernement demain ou par une Commission européenne qui ne serait pas d'accord", avait-il alors ajouté.

Le groupe espérait initialement conclure ses négociations avec Londres avant la fin du premier trimestre mais celles-ci traînent en longueur en raison, selon des fuites dans la presse, de ce désaccord sur le prix.

EDF ambitionne de construire en tout quatre réacteurs de type EPR au Royaume-Uni, deux sur le site de Hinkley Point C et deux sur celui de Sizewell C dans le Suffolk, dans l'est de l'Angleterre.

Parallèlement aux négociations avec le gouvernement sur les conditions financières, le groupe discute depuis des mois avec des investisseurs internationaux susceptibles de se substituer à son ex-partenaire britannique Centrica pour participer à ces réacteurs.

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